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(jeudi 27 mars 2008 à 10:21)

Nous en avions déjà parlé dans ce blog, il y a quelques mois. Ce restaurant m'avait tellement plu que j'ai profité d'un nouveau séjour en Bourgogne pour y retourner, histoire de vérifier si mes papilles ne m'avaient pas abusée.

Nous débarquons donc à 6 le dimanche de Pâques, à 20h30. Tard donc, car les gens dînent plutôt tôt dans le coin, et les autres tables ont été désertées vers 21h30, alors que nous débutions à peine le festin.
Nous avons tous opté pour le menu Dégustation, qui comprend deux entrées, un plat, plateau de fromages et dessert, pour 35 euros. Le contenu varie en fonction du marché et des envies de la cheffe, il faut accepter de se laisser guider.

Ce soir là, après une verrine de crème de betterave et mousse de foies de volailles en amuse-bouche, nous avons débuté avec un nougat de foie gras copieux, disposé sur une ardoise d'écolier et décoré d'une délicate fleur de violette. Charmante attention. S'ensuivit une saumonette en nage accompagnée d'une délicieuse pince de crabe des neiges et d'une légère mousse d'algues rose. Superbe, et vraiment très bon. Un trou bressan à la glace à la crème brûlée nous a permis d'assimiler le tout avant d'attaquer le grenadin de veau juste rosé, sauce au bretzel et légumes savoureux. Les hommes ont continué avec le plateau de fromages, alors que je me suis lâchement contentée d'une faisselle fraîche, plus légère. En dessert, un dôme de crème à l'after eight accompagné de framboises fraîches et d'un joli oeuf en sucre rose, parce que c'est Pâques tout de même !

En conclusion, ma mémoire était bonne. Les plats sont toujours excellents, les assiettes des oeuvres d'art, le service attentif et agréable, les prix tellement doux par rapport à la qualité. La nouveauté, c'est que la décoration de la salle a été revue à la hausse, dans des tons plus chauds.

Ce n'est pas la porte à côté, mais si vous passez par la Bourgogne ou par la Bresse, faites un détour mérité par Ratte.

Le Chaudron
Le bourg
71 500 Ratte
www.lechaudron.fr

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(lundi 17 mars 2008 à 15:43)

Il était une fois un restaurant appelé Guillaume, dont une connaissance et quelques blogs m'avait dit du bien. Par ces promesses alléchée, j'ai réservé un soir pour un dîner entre amies. Las, le restaurant vient de changer de propriétaire et de nom, mais on m'assure au téléphone que l'équipe est toujours la même. Je tente donc. Quelle ne fut pas ma déception...

La devanture discrète cache en profondeur une salle aux proportions généreuses, mais c'est bien la seule chose ici à laquelle attriber ce qualificatif. Le personnel est jeune et courtois, mais d'une façon un peu guindée qui empêche de se sentir véritablement bienvenu. La décoration lounge chic donne l'impression de revenir 10 ans en arrière : teintures rouges et cadres de miroirs sans glace dorés. Enfin, si l'on peut juger un établissement à ses habitués, nous ne nous sentions vraiment pas en phase avec la faune branchouille peuplant les lieux (les tables étant assez serrées, nous avons pu profiter de certaines conversations palpitantes).

La carte est ultra classique, avec des entrées à 9€, des plats de 15 à 18 €, et des desserts à 9€. En entrée, nous avons pris la spécialité maison : tartare de thon rouge sur guacamole. C'est bon sans être révolutionnaire ni très sorcier à cuisiner, et surtout ça se mange très vite. En plat, mille feuilles de thon rouge (oui, encore, mais je n'avais pas envie d'une pièce ou boucher ni d'un steak tartare, et il n'y avait pas de colin). Pas mauvais le thon (7 fines tranches dans l'assiette), mais accompagné juste d'une poignée de salade, ça fait léger. Après ça, on a encore faim pour un dessert, même sans être un bec sucré. Tant vantée par la serveuse ("une tuerie !"), la tarte Tatin est très décevante pour qui en a déjà dégusté de vraiment fondantes, de vrais péchés de gourmandise.
Quant à la carte des vins, comme trop souvent à Paris les prix sont prohibitifs par rapport à la qualité (28 € pour un Mâcon Charnay, si vous voulez du Pouilly, c'est 40€).

Si l'équipe est restée la même, le chef paraît-il est nouveau. Ceci explique peut être cela, mais j'ai surtout peur que ce soit là la rançon du succès (passé) de cet établissement.
Ce n'était pas mauvais, mais cette désagréable impression d'avoir payé très cher pour pas grand chose énerve.
A deux pas, lui préférer sans hésitation Les Dom Juan.

Le Café rouge
32, rue de Picardie
75003 Paris

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(jeudi 13 mars 2008 à 16:46)

Lors de ma dernière séance de cinéma, j'ai eu la bonne surprise de ne pas subir un interminable tunnel de publicité entre les bandes-annonces et le film. Il y eu un seul spot, mais pas n'importe lequel.
Il s'agit de la nouvelle campagne Vuitton, un spot interminable de 90 secondes, élégant et esthétisant, réalisé par Bruno Aveillan et mis en musique par Gustavo Santaolalla (qui a entre autre réalisé la bande-original de Babel). Une publicité de qualité supérieure certes, mais véhiculant un message convenu et assez prétentieux.
Se succèdent de belles images de voyage dans des tons doux et vaporeux, habillées d'un flou artistique, avec deçi-delà quelques flashs discrets sur le logo ou les produits de la marque, tandis que des maximes d'une profondeur abyssale s'impriment sur l'écran, pour nous inciter à découvrir "ce qu'est le voyage".
La conclusion, "le voyage c'est la vie"...laisse pantois.

Vuitton avait été mieux inspiré avec sa campagne print sur le même thème du voyage, shootée par Annie Leibowitz et qui mettait en scène des personnages "décalés", tels que Mikhaïl Gorbatchev (même si celui-ci n'avait pas forcément l'air de bien réaliser ce qu'il était en train de faire).

Pour voir le spot, cliquez ici.

Il existe cependant une version longue de ce spot, avec un montage différent et débarrassé de ces phrases pleines de sens. Le rythme est agréable et met la musique à l'honneur. A déguster ici, si vous avez 2 minutes 47 devant vous.

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(vendredi 7 mars 2008 à 18:12)

Que celui qui a saisi le jeu de mots du premier coup lève la main !
Le bien nommé l'Art des choix est effectivement un restaurant ardèchois. Une bonne table, référencée dans les guides et planquée dans une rue du 9è. Peut être le seul endroit pas trop branché de ce quartier de la capitale. Parce qu'au départ, le but était d'aller déguster "l'une des meilleures pizzas de Paris" avenue Trudaine, mais les nombreuses remarques sur les blogs au sujet de la fréquentation branchée bobo, du bruit, de l'attente et des serveurs désagréables (avec prix à l'avenant), nous ont fait changer d'avis.

Direction donc un restaurant de tradition, avec menu entrée - plat-dessert à 36 €.
Le repas débute par un tartare d'écrevisses au vinaigre balsamique, frais et goûteux, pour moi, alors que mon ami découvre les saveurs exotiques des nems aux gambas, sauce soja. Pour la suite, les plats à la carte déclinent triperie, viande ou poisson. Pour nous ce fut magrets de canard, servis saignants comme demandé ce qui n'est pas toujours évident, et gigondin d'agneau aux quatre épices. Un plat fondant, où l'on sent beaucoup la cannelle, accompagné d'une purée divine. Le dessert m'a achevée : pomme au four sur une tranche de brioche posée sur du riz au lait, le tout surplombé d'une boule de glace à la noisette. Je n'ai pas pu terminer. Plus raisonnable, mon ami a dévoré son assiette de fromage, ce soir là un très bon Sainte Maur.

La carte des vins propose quelques références de chaque région française. Je n'ai pas vu de références étrangères. Nous avons goûté ce soir là un Saint Emilion fort honorable, à 38€ la bouteille tout de même.

Du classique et très bon, donc, même si la cuisine n'est pas d'une inventivité débordante, servi dans un décor vieille France esprit popu. L'ambiance est agréable et l'on est pas agressé par la musique, puisqu'il n'y en a pas (ce qui m'a d'ailleurs permis de profiter de la conversation d'une grande tablée au sujet de notre président, que la seule partisane avait bien du mal à défendre). L'accueil et le service chaleureux et professionnels font le reste.

L'Art des choix
36, rue Condorcet
75 009 Paris

La réservation ne semble pas être impérative.

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