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(mardi 13 mai 2008 à 19:46)

Difficile de trouver un restaurant pas trop touristique dans le microcosmique Mont Saint-Michel, mais pas impossible. Arrivés affamés au pied de la butte, nous commencons par chercher un endroit sympa où diner. La terrasse panoramique de la Mère Poulard, qui a pignon sur rue, est très alléchante mais trop bondée. Après l'avoir magistralement esquivé, nous gravissons un escalier claustrophobique qui nous conduit devant la terrasse de Chez Mado. Celle-ci nous propose difficilement un plat direct. Il est 21h15, les cuisines sont sur le point de fermer. Panique. Si ça se trouve, tous les restaurants ferment très tôt ici. Après quelques vaines tentatives, repli général à l'entrée de la ville qui, avec ses hôtels et ses restaurants préfabriqués en bordure de route et ses néons clignotants, a des airs de bourg américain.

Finalement, nous dinons à la Rotisserie. Ambiance brasserie. La soupe de poisson est excellente. Les autres mets se défendent bien, hormis la crème brûlée qui est décevante.

Le lendemain, retour au Mont Saint-Michel. A l'heure sacrée du déjeuner, nous donnons une seconde chance à Mado. Prudents, cette fois-ci nous arrivons à 13h15. La terrasse est bondée et les serveurs refusent de bouger les tables ou de nous installer à sept sur une table de six. Après négociations, nous attendons une demi-heure qu'une table se libère. Puis on nous installe et on nous distribue les cartes. Après avoir été snobé par les serveurs pendant 30 longues minutes d'attente, l'un d'entre eux s'amène et nous lâche que nous pouvons commander uniquement des plats directs. Pas de menus ni même de galettes au sarrazin, servies seulement à l'étage inférieur. Quel cauchemar ! Courage, fuyons !

Nous trouvons finalement refuge à l'Auberge Saint-Pierre, à deux pas de chez Mado. Malgré l'heure tardive maintenant, le serveur accepte de nous servir tout ce que nous commanderons. Il nous installe dans une charmante petite cour fleurie et murée de tous côtés. Bien que les plats ne soient pas exceptionnels, nous passons un moment très agréable. Au dessus de nos têtes, les touristes se penchent pour partager notre bonheur.

Après cette aventure, j'ai tout de même très envie de scander : "Le Mont Saint-Michel aux bretons !".

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(mardi 13 mai 2008 à 18:36)

Le bout, c'est un petit bar restaurant niché en bout de port, juste avant les dunes, tellement plus accueillant que les terrasses avoisinantes. Le port, c'est celui de Boyardville, que vous visiterez certainement si vous passez par Oléron.
Un agréable port de plaisance comprenant son lot de terrasses standard, avec bâches en plastique rayée de rouge et ardoise proposant les inénarrables formules moules-frites. Et en avançant vers la plage, un peu en retrait, 6 tables qui vous tendent les bras.

Nous nous sommes arrêtés une première fois en fin d'après-midi juste pour boire un verre. La gentillesse de l'accueil, la douceur des prix et la musique de bon aloi nous ont fait regretter de ne pas nous attarder. Deux jours après nous revenons à l'heure du déjeuner, sous un soleil de plomb.Toujours le même accueil plein d'entrain et de sourire, et une carte différente de celle des autres restaurants du quartier. A midi, des formules entrée plat ou plat dessert sont à 15 €, les trois à 19 €. Pas choquant pour un parisien, ou pour une île touristique, surtout au regard de la qualité des plats servis.

Entrée en matières avec une salade de rougets tièdes succulente pour moi, et pour mon ami une terrine de poisson avec sa sauce fraîcheur, un gaspacho au goût délicat. Miam. Le pain est croustillant avec un goût de revenez-y, et le vin blanc des Charentes en carafe passe très bien sous le soleil (alors que nous avons goûté des vins du cru un peu... ardus). Le repas est rythmé par les Beatles, Thomas Fersen ou encore les vieux succès de Jacques Dutronc.
En plat, je me suis régalée de supions persillés accompagnés d'une petite ratatouille et d'un riz blanc absolument parfait, impeccablement cuit, une rareté. En face, la marmite de lotte bien servie avait l'air succulente.
Nous nous sommes même laissés tenter par les desserts, un excellent crumble à la rhubarbe, ou encore un fondant au chocolat avec un vrai bon goût de cacao.

Au final, une addition à 46 € pour deux formules, un pichet de 50 cl et une bière, et surtout pour un moment presque parfait, sous la tonnelle, caressés par la brise maritime.

Le Bout
87, allée des fusains
Tout au bout du port
Boyardville
05 46 47 39 34

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(mardi 13 mai 2008 à 18:20)

Viaduc de mai oblige, nous nous en sommes allés visiter l'île d'Oléron. Sous la pluie. Parce que le littoral Atlantique a été le seul à connaître 3 jours de pluie et de grisaille en France cette semaine. Heureusement nous nous sommes rattrapés avec le dimanche et le lundi radieux.
Bref, je m'égare.

Oléron est la plus grande île de France après la Corse, il faut donc impérativement se déplacer en voiture ou à vélo (ou en camping-car, il y en a une foultitude par là-bas).
C'est en voiture que les choses se compliquent, car les panneaux indicateurs défient tout sens de l'orientation. Soit il n'y en a pas. Ou alors il y en a mais accrochés de telle manière qu'on ne peut le voir qu'en venant de gauche, pas de droite, ou vice-versa. Ou encore ils sont placés après les intersections. Et surtout, ils font faire de curieux détours. Il nous est ainsi arrivé de mettre 1/2 heure pour rejoindre le port de la Cotinière, et seulement 5 minutes pour en revenir. Curieux...

Nous en sommes venus à la conclusion que le but était de dégager les routes secondaires pour le bon usage des locaux, en dirigeant les touristes vers les artères principales. En soi pourquoi pas, mais quand on est touriste, qu'on met une heure pour rejoindre un port pourtant à 2 kilomètres sur la carte, et qu'on se retrouve systématiquement dans les embouteillages...

Les chemins de cyclotourisme en revanche sont impeccables. Les quelques ratés d'affichage sont de plus beaucoup moins gênant, il est beaucoup plus facile de se retourner pour voir un panneau mal placé, ou même faire demi-tour. Les routes proposées, sillonant les marais ou à l'ombre de la pinède, sont un vrai bonheur.

C'était le côté un peu agaçant de notre escapade, mais il ne doit pas faire oublier que l'île est très agréable à vivre, les Oléronais très accueillants, et les plages très belles.

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(mercredi 23 avril 2008 à 23:40)

Une bonne adresse pour dîner dans le quartier del Raval, que nous avons découvert sur place via le B-guided de Barcelone, au croisement de la rue du Doctor Dou et de la rue Carme.

Il s'agirait apparemment d'un ancient couvent reconverti en restaurant, d'où son nom, Carmelitas.
La décoration en fait un lieu tendance et agréable : une première salle spacieuse laquée de blanc, avec de nombreuses et très larges fenêtres ouvrant sur rue, et une installation vidéo projetée sur l'un des murs (lorsque nous y étions, nous avons assisté fascinés à la destruction d'un mur par un engin de chantier). Il y a également une seconde salle au fond, plus intime, dans mon souvenir plus sombre et sans fenêtres. Le restaurant est "art friendly", de nombreuses peintures en décorent régulièrement les murs.
Le service est attentif et polyglotte, notre charmante serveuse parlait très couramment espagnol, français, anglais et certainement d'autres langues.


La carte puise dans l'héritage gastronomique catalan et propose des produits frais de la région.
Nous avons partagé en entrée de petites assiettes style tapas : petit assortiment de fromages espagnols, du plus doux au plus corsé, et croquettes. S'ensuivirent un thon à la plancha absolument remarquable, très frais, et pour moi une assiette de pâtes aux fruits de mer, réussie même si ne méritant pas de louanges particuliers. Nous avons accompagné le repas d'un bon rioja à 13°, puis l'avons clôturé sagement par deux cafés, pour une addition totale de 54 €.

Le restaurant est ouvert tous les jours. Afin de dîner aux horaires espagnols, ne pas se présenter avant au moins 21h30.

Carmelitas
Doctor Dou, 1 / Carme, 42
El Raval
08001 Barcelone
Tél : 93 412 46 84

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(mercredi 23 avril 2008 à 23:38)

Inauguré en 1995, le Musée d'Art Contemporain de Barcelone, ou MacBa pour les intimes, est une réussite architecturale. Si l'on peut toujours discuter de l'intérêt des œuvres ou performances qui y sont exposées, comme souvent avec l'art contemporain, le bâtiment à lui seul vaut le détour.
Cette réalisation de l'architecte américain Richard Meir, moderne et faisant la part belle à la lumière naturelle, s'intègre parfaitement bien au quartier Del Raval. Une jolie petite chapelle située en face du musée y a été rattachée récemment et sert aussi de lieu d'exposition.
La librairie-boutique du musée vaut le coup d'oeil. Elle offre un large choix de livres très ciblés, ainsi que quelques petits objets ou cartes postales originales, pour ramener des souvenirs différents de la reproduction de la Sagrada Familia en plâtre. En plâtre et avec des couleurs étranges...rose par exemple...

Juste derrière, remonter la rue Dels Angels et entrer dans la cour du CCCB, ou Centre de culture contemporaine de Barcelone, également remarquable.

Faire un tour dans le quartier vaut vraiment le coup. On peut y passer une matinée ou un après-midi fort agréable, flânant dans les ruelles de ce coin branché mais tranquille, rempli de petits bars et restaurants sympa.

Le site du MacBa : www.macba.es

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(mercredi 23 avril 2008 à 12:12)

Dans leur château de famille, Véronique et Dominique de Thézy accueillent les visiteurs pour un séjour plus ou moins long, en chambre d'hôtes ou en gîte. La charmante bâtisse de briques rouges est parfaitement entretenue, et ses ailes non régulières lui donne un petit air insolite. Le confort est optimal, les chambres élégantes et impeccable, le calme parfait.

Pour le plaisir des occupants, le château dispose d'une piscine extérieure chauffée, ainsi que d'un bassin intérieur très appréciable lorsque le temps est gris. Les pelouses du parc sont également accessibles pour une promenade ou un peu de détente : raquettes de badminton, clubs de golf et ballons sont à disposition. Situées à l'étage, les chambres donnent sur ce parc et les vaches qui paissent eu loin.

Le petit déjeuner, servi en commun dans la salle à manger, est pantagruélique et délicieux. De nombreux produits frais et faits maison (les yaourts, mais aussi de très bonnes confitures, notamment celle à la rhubarbe aux zestes d'orange). Sucré ou salé, il y en a pour tous les goûts et tous les appétits. Le service est assuré par les maîtres de maison, qui en profitent pour converser et distiller leurs bons conseils sur les endroits à visiter dans leur région.

Moderne, le château dispose d'un site Internet offrant de nombreuses photos et permettant de voir les disponibilités et de réserver en ligne : www.chateau-omiecourt.com.
Sont proposés divers forfaits, notamment une offre pour amoureux très séduisante. Ou encore la nouveauté, un forfait gastromonique avec cours de cuisine assuré par un chef.

Nous y étions entre amies, à l'occasion d'un anniversaire important, et nous avons eu droit à une formule sur mesure pour trois comprennant une nuit dans une vraie chambre pour trois personnes, petit-déjeuner, bouteille de champagne et un soins corps et visage pour la demoiselle dont c'était l'anniversaire. Le tout pour un prix que je ne divulguerais pas, mon amie lisant ce blog, mais tout à fait adapté et mérité.

Intéressant pour une excursion, Omiécourt se trouvant à une heure trente de Paris par autoroute en respectant les limitations de vitesse.
La région recèle de nombreux endroits à visiter, notamment Senlis, Compiègne ou Amiens pour ne citer que les plus connus. Du point de vue gastronomique, un étoilé au Michelin se trouve à 13 km du château, dans la petite ville de Roye : la Flammiche.
Leur site ne rend malheureusement pas justice à la qualité de leur cuisine, d'après tout le bien qu'on nous en a dit.

Les coordonnéees :
Château d'Omiécourt
Route de Chaulnes
80320 OMIECOURT
Tél: 03 22 83 01 75
Fax: 03 22 83 09 56
Email: thezy@terre-net.fr

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(mardi 15 avril 2008 à 19:14)

Dans le quartier del Born, sur un passage tout près de la très belle basilique Santa Maria del Mar, scintille un petit restaurant charmant tout en couleurs. Il attire l'œil tant et si bien que tous les passants s'arrêtent pour découvrir la carte en vitrine, puis détournent systématiquement le regard afin de regarder les assiettes des dîneurs. Ce qui est assez perturbant lorsqu'on est assis face à ladite vitrine !

La carte est peu fournie, simple et saine, aux petits prix et appétissante.
En entrée, l'excellent houmous maison, que l'on déguste en y trempant des bâtonnets de carotte et de concombre. Un peu comme un apéritif chez soi, mais en meilleur. A côté, une assiette de pâtes asiatiques aux légumes, sautées au wok et recouvertes de fromage fondu, copieux pour une entrée.
En plat, nous jouons l'ambiance mexicaine avec un burrito végétarien aux goûts subtiles, ou encore une enchillada au poulet et aux légumes. Mais nous aurions aussi pu opter pour la quiche du jour (ce soir-là aux tomates). Le tout est savoureux même si les portions ne sont pas délirantes. Il reste ainsi de la place pour un dessert. Le gâteau au chocolat est aérien et très réussi, mais le cheese cake à la cannelle frôle le sublime. Excellent à en lécher l'assiette.

Les boissons sont peut être le point faible du lieu, la carte des vins étant très réduite. De plus, l'ambiance tranquille (renforcée par le fait que nous étions un dimanche soir) et la carte donnent plutôt envie de passer à l'eau, histoire de suivre une ligne de conduite saine pour au moins un repas. D'ailleurs est-ce pour cela que le restaurant ne sert ni thé ni café ? Ou bien parce qu'il ne s'est pas encore équipé de percolateur ?

Le nombre de table est limité car il n'y a qu'une personne en cuisine et une en salle. Tables, chaises et tabourets colorés et dépareillés se côtoient dans un décor de carrelage d'un camaïeu vert d'eau fort agréable, tandis qu'en vitrine brillent les lucioles et autres bestioles sur un tapis d'herbe en plastique.

Pour un déjeuner ou un petit dîner tranquille dans une ambiance chaleureuse et colorée, esprit diner américain à la campagne, passez à la Cocotte.

Passeig del Born, 16
Barcelone
Tél : 93 319 17 34

Formule à 7,95 le midi
Environ 14 € le soir pour entrée + plat.
Ouvert du lundi au dimanche de 13h30 à 16h et 21h à 24h30 (bref, c'est ouvert tout le temps)

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(mardi 15 avril 2008 à 15:54)

Avec les ponts du mois de mai et les beaux jours qui se profilent, vous serez peut être tentés par une excursion à Barcelone.
Pour profiter au mieux de cette ville, en évitant au maximum les pièges à touristes qui cernent les Ramblas, il faut se perdre dans les petites rues, et l'on a parfois de très bonnes surprises. En voici une : l'ATN restaurant.

A première vue un lieu branché, un peu intellectuallo-artistique. Des convives plutôt dans la quarantaine, élégants. Un coup d'œil à la carte fait apparaître un menu déjeuner entrée/plat/dessert, vin et pain à 12€ (contrairement à la France, le pain et l'eau sont en général facturés en sus). Les plats proposés, en catalan uniquement sur la carte (mais les serveurs sont serviables si l'on est aimable), sont alléchants.

Pour ce prix modique, nous avons pu déguster en entrée des spaghettis aux cèpes pour l'un, et des crevettes et légumes frais sautés au wok à la sauce soja pour l'autre. Suivis par une truite au bacon rosée comme il faut, et par une sole aux légumes frais délicieuse. Un menu très équilibré, donc, que fera déraper le dessert, une excellent crème catalane recommandée par le serveur. Nous visions un autre dessert, une pomme chaude à la cannelle qui avait l'air savoureuse, mais ils étaient en rupture de stock.
Le pichet de vin blanc servi en accompagnement était impeccable.

Pour ajouter à l'attrait de cette formule déjeuner, le service est parfait, élégant et attentif. La décoration est également très soignée, dans les tons noirs et blanc avec des touches d'argent et de rouge. Confort suprême, la salle est insonorisée et coupe les dîneurs des bruits de la rue.

Les prix en soirée sont un peu plus élevés tout en restant raisonnables, et de toute façon inférieurs à des prix parisiens pour la même prestation.

ATN restaurant
situé près de la Plaza Catalunya
Calle Canuda, 6
08002 Barcelona
Téléphone : 0034 - 933 185 238

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(jeudi 27 mars 2008 à 10:21)

Nous en avions déjà parlé dans ce blog, il y a quelques mois. Ce restaurant m'avait tellement plu que j'ai profité d'un nouveau séjour en Bourgogne pour y retourner, histoire de vérifier si mes papilles ne m'avaient pas abusée.

Nous débarquons donc à 6 le dimanche de Pâques, à 20h30. Tard donc, car les gens dînent plutôt tôt dans le coin, et les autres tables ont été désertées vers 21h30, alors que nous débutions à peine le festin.
Nous avons tous opté pour le menu Dégustation, qui comprend deux entrées, un plat, plateau de fromages et dessert, pour 35 euros. Le contenu varie en fonction du marché et des envies de la cheffe, il faut accepter de se laisser guider.

Ce soir là, après une verrine de crème de betterave et mousse de foies de volailles en amuse-bouche, nous avons débuté avec un nougat de foie gras copieux, disposé sur une ardoise d'écolier et décoré d'une délicate fleur de violette. Charmante attention. S'ensuivit une saumonette en nage accompagnée d'une délicieuse pince de crabe des neiges et d'une légère mousse d'algues rose. Superbe, et vraiment très bon. Un trou bressan à la glace à la crème brûlée nous a permis d'assimiler le tout avant d'attaquer le grenadin de veau juste rosé, sauce au bretzel et légumes savoureux. Les hommes ont continué avec le plateau de fromages, alors que je me suis lâchement contentée d'une faisselle fraîche, plus légère. En dessert, un dôme de crème à l'after eight accompagné de framboises fraîches et d'un joli oeuf en sucre rose, parce que c'est Pâques tout de même !

En conclusion, ma mémoire était bonne. Les plats sont toujours excellents, les assiettes des oeuvres d'art, le service attentif et agréable, les prix tellement doux par rapport à la qualité. La nouveauté, c'est que la décoration de la salle a été revue à la hausse, dans des tons plus chauds.

Ce n'est pas la porte à côté, mais si vous passez par la Bourgogne ou par la Bresse, faites un détour mérité par Ratte.

Le Chaudron
Le bourg
71 500 Ratte
www.lechaudron.fr

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(lundi 17 mars 2008 à 15:43)

Il était une fois un restaurant appelé Guillaume, dont une connaissance et quelques blogs m'avait dit du bien. Par ces promesses alléchée, j'ai réservé un soir pour un dîner entre amies. Las, le restaurant vient de changer de propriétaire et de nom, mais on m'assure au téléphone que l'équipe est toujours la même. Je tente donc. Quelle ne fut pas ma déception...

La devanture discrète cache en profondeur une salle aux proportions généreuses, mais c'est bien la seule chose ici à laquelle attriber ce qualificatif. Le personnel est jeune et courtois, mais d'une façon un peu guindée qui empêche de se sentir véritablement bienvenu. La décoration lounge chic donne l'impression de revenir 10 ans en arrière : teintures rouges et cadres de miroirs sans glace dorés. Enfin, si l'on peut juger un établissement à ses habitués, nous ne nous sentions vraiment pas en phase avec la faune branchouille peuplant les lieux (les tables étant assez serrées, nous avons pu profiter de certaines conversations palpitantes).

La carte est ultra classique, avec des entrées à 9€, des plats de 15 à 18 €, et des desserts à 9€. En entrée, nous avons pris la spécialité maison : tartare de thon rouge sur guacamole. C'est bon sans être révolutionnaire ni très sorcier à cuisiner, et surtout ça se mange très vite. En plat, mille feuilles de thon rouge (oui, encore, mais je n'avais pas envie d'une pièce ou boucher ni d'un steak tartare, et il n'y avait pas de colin). Pas mauvais le thon (7 fines tranches dans l'assiette), mais accompagné juste d'une poignée de salade, ça fait léger. Après ça, on a encore faim pour un dessert, même sans être un bec sucré. Tant vantée par la serveuse ("une tuerie !"), la tarte Tatin est très décevante pour qui en a déjà dégusté de vraiment fondantes, de vrais péchés de gourmandise.
Quant à la carte des vins, comme trop souvent à Paris les prix sont prohibitifs par rapport à la qualité (28 € pour un Mâcon Charnay, si vous voulez du Pouilly, c'est 40€).

Si l'équipe est restée la même, le chef paraît-il est nouveau. Ceci explique peut être cela, mais j'ai surtout peur que ce soit là la rançon du succès (passé) de cet établissement.
Ce n'était pas mauvais, mais cette désagréable impression d'avoir payé très cher pour pas grand chose énerve.
A deux pas, lui préférer sans hésitation Les Dom Juan.

Le Café rouge
32, rue de Picardie
75003 Paris

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(jeudi 13 mars 2008 à 16:46)

Lors de ma dernière séance de cinéma, j'ai eu la bonne surprise de ne pas subir un interminable tunnel de publicité entre les bandes-annonces et le film. Il y eu un seul spot, mais pas n'importe lequel.
Il s'agit de la nouvelle campagne Vuitton, un spot interminable de 90 secondes, élégant et esthétisant, réalisé par Bruno Aveillan et mis en musique par Gustavo Santaolalla (qui a entre autre réalisé la bande-original de Babel). Une publicité de qualité supérieure certes, mais véhiculant un message convenu et assez prétentieux.
Se succèdent de belles images de voyage dans des tons doux et vaporeux, habillées d'un flou artistique, avec deçi-delà quelques flashs discrets sur le logo ou les produits de la marque, tandis que des maximes d'une profondeur abyssale s'impriment sur l'écran, pour nous inciter à découvrir "ce qu'est le voyage".
La conclusion, "le voyage c'est la vie"...laisse pantois.

Vuitton avait été mieux inspiré avec sa campagne print sur le même thème du voyage, shootée par Annie Leibowitz et qui mettait en scène des personnages "décalés", tels que Mikhaïl Gorbatchev (même si celui-ci n'avait pas forcément l'air de bien réaliser ce qu'il était en train de faire).

Pour voir le spot, cliquez ici.

Il existe cependant une version longue de ce spot, avec un montage différent et débarrassé de ces phrases pleines de sens. Le rythme est agréable et met la musique à l'honneur. A déguster ici, si vous avez 2 minutes 47 devant vous.

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(vendredi 7 mars 2008 à 18:12)

Que celui qui a saisi le jeu de mots du premier coup lève la main !
Le bien nommé l'Art des choix est effectivement un restaurant ardèchois. Une bonne table, référencée dans les guides et planquée dans une rue du 9è. Peut être le seul endroit pas trop branché de ce quartier de la capitale. Parce qu'au départ, le but était d'aller déguster "l'une des meilleures pizzas de Paris" avenue Trudaine, mais les nombreuses remarques sur les blogs au sujet de la fréquentation branchée bobo, du bruit, de l'attente et des serveurs désagréables (avec prix à l'avenant), nous ont fait changer d'avis.

Direction donc un restaurant de tradition, avec menu entrée - plat-dessert à 36 €.
Le repas débute par un tartare d'écrevisses au vinaigre balsamique, frais et goûteux, pour moi, alors que mon ami découvre les saveurs exotiques des nems aux gambas, sauce soja. Pour la suite, les plats à la carte déclinent triperie, viande ou poisson. Pour nous ce fut magrets de canard, servis saignants comme demandé ce qui n'est pas toujours évident, et gigondin d'agneau aux quatre épices. Un plat fondant, où l'on sent beaucoup la cannelle, accompagné d'une purée divine. Le dessert m'a achevée : pomme au four sur une tranche de brioche posée sur du riz au lait, le tout surplombé d'une boule de glace à la noisette. Je n'ai pas pu terminer. Plus raisonnable, mon ami a dévoré son assiette de fromage, ce soir là un très bon Sainte Maur.

La carte des vins propose quelques références de chaque région française. Je n'ai pas vu de références étrangères. Nous avons goûté ce soir là un Saint Emilion fort honorable, à 38€ la bouteille tout de même.

Du classique et très bon, donc, même si la cuisine n'est pas d'une inventivité débordante, servi dans un décor vieille France esprit popu. L'ambiance est agréable et l'on est pas agressé par la musique, puisqu'il n'y en a pas (ce qui m'a d'ailleurs permis de profiter de la conversation d'une grande tablée au sujet de notre président, que la seule partisane avait bien du mal à défendre). L'accueil et le service chaleureux et professionnels font le reste.

L'Art des choix
36, rue Condorcet
75 009 Paris

La réservation ne semble pas être impérative.

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(dimanche 17 février 2008 à 17:25)

Une adresse improbable, dans une petite rue cachée derrière la place de Clichy. Jamais mes errances parisiennes ne m'avaient encore fait arpenter cette rue, et je ne serai pas allée au hasard chercher un endroit où dîner là-bas. C'est donc sur les conseils pressants d'une amie que nous nous y sommes rendues samedi soir dernier.

Passée une grande porte à battants largement ouverte, il faut traverser une charmante petite cour dont on pressent qu'on doit s'y trouver bien en été, à siroter un rosé frais sous la tonnelle. On arrive directement au niveau des viviers et de l'endroit où sont préparés les plateaux. Notre arrivée est signalée par le coassement d'une grenouille espion. On monte quelques marches, et on se retrouve sur le pont d'un paquebot, dans une très grande pièce, sous une sorte de verrière (le lieu est une ancienne usine rénovée). La décoration est maritime, bleu et blanc dominants, avec des mouettes ça et là. Les tables assez espacées les unes des autres pour garantir la tranquillité des conversations.

Une carte simple : ici on ne mange que des crustacés et des fruits de mer. Pas de viande, pas de poisson, pas de légumes. Allergiques aux huîtres, oursins, palourdes, amandes, couteaux, crabes et autres homards, passez votre chemin. Les produits proposés varient en fonction des saisons et des arrivages, et sont servis plutôt généreusement.

L'accueil du patron est simple et agréable. On a vite envie de devenir un habitué. Le lieu accueille parfois des concerts, l'espace se prêtant à l'occasion.

Les prix sont forcément un peu élevés, on parle de produits de la mer, mais tout à fait corrects. Le plateau pour deux avec un homard de Bretagne (les meilleurs mais aussi les plus onéreux), des étrilles, des amandes, des huîtres, des moules espagnoles, des bigorneaux, revient à 72 €. Nous avons terminé cette dégustation sur une note sucrée avec une excellente tarte tatin, très fine, qu'on mange sans y penser (7 euros). Pour accompagner tout ceci, la carte des vins est assez fournie et les prix raisonnables (une bouteille de Saint Véran dans les 22 euros). On peut également craquer pour un dîner au champagne avec la bouteille de Roederer à 58 euros, mais malheureusement samedi soir il n'y en avait pas.

J'ai lu quelque part qu'il font également des plateaux à emporter, à tester donc.

Le Sterne,
36, rue de la Condamine
75017 Paris
01-42-94-17-24
Métro la Fourche ou Place de Clichy

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(vendredi 1 février 2008 à 13:07)

Découverte d'un excellent restaurant mêlant influences italiennes et françaises, méditerannéennes, tout en délicatesse et en saveurs, et à un prix fort raisonnable.
Les Don Juan se cache dans une rue discrète près du marché du Carreau du temple, tout près de la place de la République, quartier rempli de restaurants et bars d'une qualité inégale. La décoration mélange habilement touches modernes et vieille pierre, l'accueil est désinvolte mais professionnel et sympathique. L'étage est fort agréable, et les trois tables donnant sur les petites fenêtres sont les plus prisées.

Les Don Juan propose un menu irréprochable à 31 euros comprennant entrée, plat, dessert et café. Mon ami a opté en entrée pour un foie gras avec compotée de figues (il y avait également des morceaux de poire il me semble), et moi pour une salade folle de canard confit. Cette salade était une merveille, avec des feuille tendres et croquantes et surtout des morceaux de canard goûteux et absolument non gras. Fin et délicieux. En plat, mon risotto crémeux aux écrevisses était la douceur incarnée, avec la juste dose de parmesan. Le sauté de sanglier à la cévenole était également parfait, accompagné d'un gratin de rigatoni original, les pâtes étant cuites de deux façons différentes, craquantes et tendres en même temps.
En dessert, la faim nous ayant déjà désertés depuis longtemps, le petit sablé craquant surmonté d'une poire pochée termine le repas sur un point d'orgue. Le craquant d'ananas est frais et léger, mais j'avoue que la crème au citron en soutien ne m'a pas convaincue. Un café pour finir, et un shot de vodka caramel offert au moment de l'addition, nous sommes repartis l'esprit embrumé et ravis de cette soirée.
La carte des vins est simple et propose peu de références, résolument orientée Méditerranée. Les prix sont parisiens, allant de la vingtaine à 70 €.

Une bonne table pour un repas en amoureux ou entre amis, pour une tablée de 4 maximum afin de conserver l'intimité du lieu.

Les Don Juan
19, rue de Picardie
75003 Paris
01.42.71.91.71
Réservation conseillée

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(lundi 6 août 2007 à 12:57)

Dans un contexte général prônant le recours aux énergies alternatives, EDF ne pouvait manquer de se poser comme un acteur majeur du développement durable.
Ayant recours aux forces créatives de plusieurs designers, la Fondation EDF leur a demandé d'explorer des pistes afin d'inciter les consommateurs à mieux appréhender et à limiter leur consommation d'électricité dans la vie courante. Car si l'électricité est partout, elle est aussi totalement invisible et immatérielle.
Cela passe par la création de gadgets censé faciliter la vie et limiter les déperditions inutiles en énergie, mais aussi par des idées à plus grande échelle impliquant les entreprises et les gouvernements.

Certaines idées sont amusantes, ainsi ce carrelage de salle de bain qui perd ses motifs au fur et à mesure que la température de la pièce augmente.
Egalement un système de branchement des appareils électriques qui détecte ceux qui ne sont pas en train de travailler (et sont donc en mode veille inutilement, cela vous dit quelquechose ?), et les éteint spontanément.
A une autre échelle, le fret maritime et les super yachts pourraient réduire considérablement leur consommation d'énergie en utilisant lors des traversées l'énergie éolienne.

L'exposition n'est pas très longue mais assez pertinente et permet également de découvrir certaines généralités en matière de fourniture d'électricité (ainsi, l'électricité est ne peut être stockée et est donc produite en flux tendu, ce dont tout le monde n'est pas forcément conscient).
Prenez donc une demi heure pour découvrir de nouvelles facettes du développement durable, et qui plus est dans un des quartiers de Paris les plus agréables pour flâner ensuite.

Exposition So Watt ! à l'espace EDF Electra
6, rue Récamier 75007 Paris
Tél. 01 53 63 23 45
Métro Sèvres-Babylone (lignes 10 et 12)
Jusqu'au 9 septembre 2007
Entrée libre du mardi au dimanche de 12h à 19h (sauf jours fériés)

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