Forget after watching
Salles obscures - dimanche 21 décembre 2008

Burn after reading, des frères Coen, n'est pas leur meilleur opus, surtout après le très bon No country for old man.
On retrouve cette fois la veine des Intolérable cruauté et autre Ladykillers. Soit, sans être mauvais, une comédie bon enfant qui ne casse pas trois pattes à un canard. Et c'est frustrant, parce qu'il y a tout de même un casting de poids, des moyens évidents, et que les frangins ont de facilités de mise en scène.

L'intrigue n'a pas grand intérêt (tout le monde trompe tout le monde) et est traitée sans queue ni tête, en une succession de portraits parfois lassante. A leur habitude, les Coen mettent en scène des anti héros pathétiques et ringards, laissant le champ libre à une pléiade d'acteurs talentueux. Ce n'est pas la première fois qu'on voit George Clooney jouer à l'imbécile, et il est parfait en froussard vaniteux obsédé sexuel. C'est moins fréquent pour Brad Pitt ou John Malkovich. Quant à Tilda Swinton, rousse hiératique, elle est saisissante de froideur et de psycho rigidité.

Si l'on n'évite pas toujours les clichés, certaines scènes sont très drôles. Certains ont pu y voir une critique de la société américaine, entre services secrets incompétents et culte du corps, le tout noyé sous une épaisse couche de bêtise.
Au final, un film anecdotique, qui s'oublie pendant qu'on le consomme, remplissant son contrat de divertissement de Noël. Un peu comme si les Coen, ayant de toute façon plus de talent que la moyenne des tâcherons de la comédie U.S, décidaient une fois sur deux de ne pas trop se fouler.

Violette

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L'agriculture à l'honneur dans nos cinémas
Salles obscures - mercredi 10 décembre 2008

En ce moment au cinéma, deux films présentent le monde paysan d'aujourd'hui :"La Vie Moderne" de Raymond Depardon et "L'apprenti" de Samuel Collardey. Ce sont deux films très différents, qui se complètent assez bien et qui montrent qu'il existe plusieurs manières de réaliser un film documentaire.

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Cécile

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Hunger
Salles obscures - lundi 1 décembre 2008

Où comment un mec qui n'avait jamais réalisé quoi que ce soit nous offre le film le plus dérangeant depuis longtemps.
J'exagère bien sûr, Steve McQueen étant un artiste vidéaste reconnu. Mais c'est la première fois qu'il se frotte au cinéma, un médium parmi d'autres selon lui, moins important que ce qu'il sert à faire passer.

Hunger est une expérience immersive et éprouvante en milieu carcéral, il faut être conscient en y allant qu'on est loin du blockbuster, ou même de la dénonciation à la Ken Loach. Loin de ce qui a déjà pu être réalisé sur le sujet.

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Violette

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