Ensemble de trois court-métrages, Tokyo! exprime la vision de cette ville qu'en ont deux réalisateurs français (Michel Gondry et Léos Carax) et un coréen (Joon-ho Bong, le réalisateur de The Host, que j'avais particulièrement apprécié).
Michel Gondry et son
Interior Design ouvre le bal, chronique douce amère du vide et de la solitude dans la ville, qui parlera à certains et pourra sembler un peu gentillet à d'autres.
La partie centrale,
Merde de Léos Carax, est sans conteste la meilleure, dérangeante et jubilatoire. Denis Lavant est impressionnant de maîtrise corporelle, incarnant un personnage improbable et repoussant qui déteste les gens. Son "dialogue" avec Jean-François Balmer est excellent. Surtout, ne pas trop en dire pour laisser le plaisir de la découverte.
L'ensemble, très cohérent, se clôture avec
Shake in Tokyo, qui nous immerge dans l'univers particulier d'un
hikikomori.
Ça fait tellement de bien, de voir du cinéma différent et réussi. Vous sortirez de Tokyo! avec le sourire.
Violette
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C'est en rédigeant l'article sur les instituts Nickel, et de fil en en aiguille (un peu facile j'en conviens), que je me suis souvenu d'un court métrage que j'avais vu il y a quelques années déjà, que j'avais aimé et que j'ai envie aujourd'hui de vous faire découvrir.
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Laurent
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Intriguée par trois courtes bandes-annonces colorées et drôles, la grise soirée d'hier m'a parue propice à aller voir Rumba.
Cet ovni raconte la belle histoire d'un couple d'instituteurs gentiment farfelus passionnés de danse. Leur univers simple, beau et gai est chamboulé par un accident bête... La suite relate la façon dont ils se relèveront, sans pathos ni désespoir, bien au contraire.
Une trame ultra simple, qui laisse la part belle aux acteurs et à de purs moments de comédie burlesque. Frais et résolument optimiste même dans les moments tragiques, ce film fait un bien fou.
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Violette
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Portrait tout en émotion du trompettiste de jazz Chet Baker.
Amateurs de jazz et de belles images tomberont sous le charme de ce film documentaire de Bruce Weber, tourné en noir et blanc en 1988. Quelques cinémas en France ont ressorti les vieilles bobines et ce serait dommage de passer à côté.
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Cécile
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L'affiche est bof, la bande annonce pas du tout fidèle au film, le casting pas forcément alléchant pour qui n'est pas fan de Colin Farrell. Et pourtant, le bouche à oreille faisant son chemin, le film se maintien en salles et les spectateurs en sortent avec le sourire. C'est que l'escapade belge de ces deux tueurs à gages, loin d'être une comédie lourdingue ou un film d'action bourrin, est vraiment drôle.
Inattendu, ce film de gangsters est une comédie très réussie, avec des moments de calme et des moments de complet délire. Les acteurs semblent passer un excellent moment, les images de la ville sont très belles, l'histoire tient debout même dans ses moments les plus barrés et les personnages ont de vraies personnalités. Une belle surprise !
What are we fuckin' doin' in fuckin' Bruges ?
Violette
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Je ne suis pas fan de télé, ni fan de séries. Certaines m'ont cependant accrochées, et elles sont en général américaines, mais voici l'exception qui confirme la règle : Engrenages, excellente série française co-produite par StudioCanal et Son et Lumière. Et c'est assez rare pour être remarqué.
La saison 1 suivait comme fil conduteur la résolution du meurtre barbare d'une très belle jeune fille, atrocement défigurée. Les huit épisodes nous menaient bon train, avec une galerie de personnages clés : la commissaire Laure Berthaud et son équipe d'enquêteurs de la DPJ, le juge d'instruction François Roban, le vice-procureur Pierre Clément, et l'avocate sans scrupule Joséphine Karlsson. Chaque personnage est magistralement servi par un interprète ad hoc, et les personnages secondaires sont à la hauteur. A côté de cette intrigue principale apparaissent des affaires satellites, menées parfois sur plusieurs épisodes,et donnant à voir les côtés sombres de l'espèce humaine.
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Violette
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"C'est grave votre maladie ? Un peu oui, ça dépend. Mais ce qui est plus embêtant, c'est que je peux en mourir."
Abel et Junon, couple vieillissant toujours amoureux. Junon en divinité matriarcale, Abel en père aimant. 4 naissances, 3 enfants, pas toujours désirés. L'équation donne une famille désunie, avec des conflits, des non-dits, des mal-être, devinés et révélés petit à petit. Et la maladie qui arrive, ou plutôt qui revient, et qui permet à toute la tribu de se retrouver réunie, à l'occasion des fêtes de Noël.
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Violette
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La dernière fois que j'ai eu peur au cinéma, c'est en allant voir ''Rec''.
Sans être révolutionnaire dans sa conception (caméra à l'épaule façon Blair Witch et autre Cloverfield), ce "
Vis ma vie de pompier" ibère est fort bien mené, avec une montée en tension progressive. Le début, hyper réaliste, promène le spectateur dans un univers familier, façon reportage télé. Le temps de se familiariser avec les interprètes, de se sentir en sécurité, en terrain connu. Puis tout s'emballe, l'horreur et l'absurde s'installent, et l'adrénaline monte. Car si les deux cinéastes espagnols reprennent certains clichés, passages obligés des films d'épouvante, ils le font de main de maître en entraînant le spectateur dans une spirale de tension.
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Violette
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Un voyage initiatique et spirituel en Inde est l'occasion pour trois frères très différents de redevenir proches, un an après le décès de leur père. Comme souvent dans les films de Wes Andersen, la filiation est au centre de l'intrigue.
La famille Tenenbaum plongeait le spectateur au cœur des démêlés d'une famille de petits génies traumatisés par le divorce de leurs parents, avec déjà Owen Wilson et Anjelica Huston. Dans La vie aquatique, avec encore Owen Wilson, Anjelica Huston, et Bill Murray en personnage principal despotique, il était question de fils caché. Dans ce troisième opus, on ne verra jamais le père, et les trois fils cherchent à revoir leur mère, exilée dans un monastère. Owen Wilson et Anjelica Huston sont toujours de la partie, tandis que Bill Murray fait un petit clin d'oeil, et que Jason Schwartzman et Adrien Brody font une arrivée remarquée dans la fratrie.
Wes Anderson est donc un cinéaste fidèle à ses acteurs, et en amitié certainement, à l'opposé des thèmes de rupture familiale qu'il traite dans ses œuvres.
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Violette
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Si vous aussi vous êtes impressionné par les grincements produits par une grande bâtisse ancestrale, si vous tressaillez à chaque bruissement perçu au détour d'un couloir, si vous ne pouvez pas vous endormir sans un drap sur la tête, allez voir l'Orphelinat.
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Violette
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Il s'agit de la nouvelle campagne Vuitton, un spot interminable de 90 secondes, élégant et esthétisant, réalisé par Bruno Aveillan et mis en musique par Gustavo Santaolalla (qui a entre autre réalisé la bande-original de Babel). Une publicité de qualité supérieure certes, mais véhiculant un message convenu et assez prétentieux.
Se succèdent de belles images de voyage dans des tons doux et vaporeux, habillées d'un flou artistique, avec deçi-delà quelques flashs discrets sur le logo ou les produits de la marque, tandis que des maximes d'une profondeur abyssale s'impriment sur l'écran, pour nous inciter à découvrir "ce qu'est le voyage".
La conclusion, "le voyage c'est la vie"...laisse pantois.
Vuitton avait été mieux inspiré avec sa campagne print sur le même thème du voyage, shootée par Annie Leibowitz et qui mettait en scène des personnages "décalés", tels que Mikhaïl Gorbatchev (même si celui-ci n'avait pas forcément l'air de bien réaliser ce qu'il était en train de faire).
Pour voir le spot, cliquez ici.
Il existe cependant une version longue de ce spot, avec un montage différent et débarrassé de ces phrases pleines de sens. Le rythme est agréable et met la musique à l'honneur. A déguster ici, si vous avez 2 minutes 47 devant vous.
Violette
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Dites, quelqu'un a-t-il vu Astérix aux Jeux Olympiques ?
3 millions de spectateurs pour sa première semaine, et je ne connais vraiment personne là-dedans ? C'est fou ça !
Violette
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Parce que cela fait du bien de voir (enfin) un film bien fait, rythmé, drôle et qui ne se prend pas au sérieux.
Retour attendu des frères Coen, après des films assez inégaux, peut être pas à leur meilleur (en même temps on ne peut pas refaire Fargo et the Big Lebowsky tout le temps hein) mais ne boudons pas notre plaisir.
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Violette
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Lundi soir, Bastille, devant le MK2, sous une petite pluie et un vent froid. Que voir au cinéma ?
Abordés par un charmant monsieur qui vend le guide des restos pas chers, nous parlons un instant des films à l'affiche et, au vu des horaires et du fait que nous avons déjà vu les Promesses de l'ombre (nos avis divergent à ce sujet avec le monsieur, qui l'a déjà vu deux fois), nous optons pour Faut que ça danse. Il faut dire que l'opinion du monsieur sur L'Heure zéro nous a fait reculer (Agatha Christie c'est déjà lent, mais alors avec ce réalisateur, ça se traîne...).
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Violette
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