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(lundi 28 mai 2007 à 15:01)

Nicolas Sarkozy, Président des médias Qui a osé affirmer, pendant la campagne présidentielle, que les médias ne sont pas à la botte de Nicolas Sarkozy ? L'actualité prouve une nouvelle fois le contraire.

Deux journalistes ont, d'abord, été récompensées pour les bons et loyaux services rendus à l'ancien candidat de l'UMP. Catherine Pegard, ancienne rédactrice en chef "politique" du journal Le Point, se retrouve aujourd'hui conseillère du Président de la République. Et Myriam Lévy, ex-journaliste au Figaro, a été parachutée au poste de conseillère en communication de l’équipe de François Fillon.

Puis, comme pour confirmer le penchant pro-sarkozyste de la chaîne TF1, Laurent Solly, ancien chef de cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau, a été promu directeur général adjoint de la filiale du groupe Bouygues. Une nomination inquiétante. Car si Martin Bouygues véhicule bien volontiers une bonne image de son ami Nicolas à la télévision, ce n'est certainement pas gratuitement. Qu'attend-il en échange ? Des contrats publics ?

Bref, Nicolas Sarkozy place les pions qui lui permettront de mettre en place ses réformes favorables aux plus riches, tout en garantissant sa popularité. Et s'il prenait l'envie au peuple de descendre dans la rue pour manifester son mécontentement, inutile de préciser qu'il sera reçu à coups de bâton, comme nous en avons eu un avant goût le soir du 6 mai (lire l'article du 07/05/2007). Pour s'assurer que tout le monde se tiendra bien à carreaux, Nicolas Sarkozy a fait nommer son ami d'enfance, Frédéric Péchenard, à la tête de la police nationale. La suite prochainement sur NS TV (anciennement TF1).

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(jeudi 10 mai 2007 à 11:02)

(modifié le 10 mai 2007 à 15h07) Pendant la campagne présidentielle, combien de fois avons-nous entendu Nicolas Sarkozy s'écrier "balivernes !", "ridicule !", "grotesque !", "insensé !", "scandaleux !", "houteux !", "blessant !"... Chaque fois qu'il a été accusé des pires délits, l'élu du troisième âge a toujours catégoriquement démenti, sans même prendre la peine de démonter les preuves éventuellement apportées, ce qui, soit dit en passant, ne semble pas offusquer les Français outre mesure.

Et bien, cette politique du ni ni, Nicolas Sarkozy entend bien la poursuivre. Quand l'industriel Vincent Bolloré lui offre des vacances à Maltes pour un montant total de plusieurs centaines de milliers d'euros, il veut nous faire croire que c'est un geste d'amitié complètement gratuit. Pour preuve : Vincent Bolloré "n'a jamais travaillé avec l'Etat", a-t-il déclaré à la Presse (lire l'article du Nouvel Observateur). Une thèse d'ailleurs appuyée par l'industriel qui jure, dans un communiqué, n'avoir "jamais eu aucune relation commerciale avec l'Etat Français" (lire l'article de L'Express).

Bien évidemment, la réalité est toute autre. Rien qu'en 2006, le groupe Bolloré a remporté plusieurs appels d'offres lancés par l'Etat pour une valeur totale de plusieurs millions d'euros. Les preuves sont là, inscrites au Journal Officiel. Dernière en date, le ministère des Affaires Etrangères a attribué à SDV, une filiale du groupe Bolloré, "le traitement de la valise diplomatique fret" pour un montant compris entre 1,4 et 5,6 millions d'euros hors taxes (voir le JO du 06/11/2006).

Autre exemple : l'appel d'offre remporté le 5 janvier 2006, par SDV logistique internationale, pour un montant "indéfini" (voir le JO du 13/03/2006). Plus tôt encore, le ministère de la Défense, lui-aussi très généreux avec l'industriel, lui a donné une enveloppe de 36 millions d'euros pour assurer "le transport du fret par voie aérienne commerciale" (voir le JO du 26/09/2005).

Ne nous inquiétons pas donc. Nicolas Sarkozy veille sur l'argent public en toute honnêteté et en toute transparence. Dormons tranquille. Regardons la télévision (TF1). S'il y a le moindre abus de biens sociaux, le grand Sarko ne manquera pas de nous le cacher...

Via Rue89.com : «Bolloré n'a jamais travaillé avec l'Etat.» Jamais, vraiment?

Rectificatif : La société Bolloré SA qui a déccroché, en décembre 2006, un marché du ministère de l’Intérieur pour la "mise en place de locaux de sûreté modulaires à l’hôtel de police de Grenoble" n'a aucun lien avec le groupe de Vincent Bolloré.

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(mercredi 9 mai 2007 à 19:28)

l'ancien lui rappelait trop Segolène

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(lundi 7 mai 2007 à 19:52)

CORRECTION du 8 mai à 7h12 : D'après le magazine Capital, Sarkozy n'est pas dans les Alpilles, comme nous le disions, mais bien à Malte. Notre informateur maintient toutefois qu'il pourrait bien passer quelques jours au hameau des baux de retour de son voyage en Méditerrannée.

Nicolas Sarkozy se repose dans les Alpilles Mais où donc Nicolas Sarkozy est-il allé se terrer ? Tu Déblogues a mené sa petite enquête et a débusqué le bougre : il se trouve actuellement dans les Alpilles. Le futur Président de la République a loué une chambre à l'hôtel "Le hameau des baux" (4 étoiles), situé entre les Baux-de-Provence et Saint-Remy de Provence, où il a déjà séjourné plusieurs fois par le passé.

Outre son cadre pittoresque, le hameau des baux présente des avantages géographiques évidents. La demeure de l'acteur Jean Réno, grand ami de Sarkozy, n'est qu'à quelques minutes seulement de l'hôtel. Et Marie Druker, la présentatrice du journal de 20 h sur France 3 et actuelle compagne de François Baroin (l'actuel ministre de l'intérieur), n'habite pas très loin non plus...

Mais si Jean Réno et Marie Druker se réjouissent de la venue de Nicolas Sarkozy, les autres habitants du coin ne sont pas aussi contents. Ces derniers sont nombreux à avoir reçu des appels téléphoniques de la gendarmerie, en particuliers ceux qui proposent des chambres d'hôtes. Sarkozy veut être bien sûr de ne pas être importuné par la presse...

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(lundi 7 mai 2007 à 14:20)

Nicolas SarkozyCe titre est celui d'un excellent article de Raphaëlle Bacqué et Philippe Ridet sur le site du Monde.

Les auteurs dépeignent un portrait honnête de cet homme ayant consacré sa vie à la conquête du pouvoir suprême, à cet "Iznogoud parfait dans les caricatures".

Le problème, c'est que le journal étale avec une franchise étonnante ce qu'il dissimulait encore avant l'échéance suprême à ses lecteurs.


Florilèges :

"Son arrogance et ses menaces"

"Les chiraquiens ont gardé de la présidentielle le souvenir de son arrogance et de ses menaces."
Oui, c'est vrai. Il est vrai aussi que l'union actuelle de la droite autour de sa personne est une union de coercition, violente, faites de menace et non de dialogue. En témoigne les menaces non voilées adressées aux députés UDF en cas de non-ralliement de leur part au candidat UMP : Vous voulez suivre Bayrou ? Très bien, mais pensez aussi aux législatives qui vont suivre, si vous vous opposez à nous..."

"Oh, il n'a pas l'intention de raboter ses défauts. Il se contrefiche qu'on puisse le juger brutal et immodeste. Il veut être le meilleur."

"Désormais, il est devenu plus grave. Plus agressif aussi."

Bien, tout ça nous dessine le portrait parfaitement équilibré d'un homme digne d'accéder aux plus hautes charges, d'être le "garant de l'unité de la Nation" !

"Il a fait de Clearstream un immense scandale."

"La sécurité est une des priorités du mandat présidentiel ? Bien. Mais il ne veut pas tout de suite s'enfermer dans une image trop autoritaire. La gauche est sortie sonnée du 21 avril. Il va donc s'adresser à elle, dans une tactique de "triangulation" théorisée par Tony Blair : prendre à l'adversaire quelques-uns de ses thèmes pour le paralyser."
Et d'un ! Vive l'ouverture au centre de cet homme qui n'hésitait pas à se définir comme le "Badinter de la droite" ! Au moins, on est prévenu sur la réalité de ses intentions.

"Et critique dès qu'il le peut ses collègues en avouant tout haut son but : "J'essaye de démoder beaucoup de gens. Pour l'avenir, c'est plus important que tout le reste."
Bon, au moins, on est rassuré sur sa stratégie !

"Il a fait de Clearstream un immense scandale qui éclabousse désormais Villepin."
Ah bon !!! Mais... il n'était pas une pauvre victime dans l'affaire Clearstream ?! Non ?? Il aurait organisé tout cela pour calomnier De Villepin, pour mieux s'en débarrasser !? Marrant que ça n'ait pas fait les gros titres des journaux à cette époque...

"Il a diffusé largement l'idée que la France était entrée en déclin"

"Il peut bien être contesté sur son bilan en matière de sécurité, heurter une partie de la banlieue avec son vocabulaire guerrier, il poursuit méthodiquement sa marche vers le pouvoir."
Encore un exemple de sa capacité, pardon, de sa volonté d'écoute et de retour sur soi !

"Il dépense une part pharamineuse du budget de l'UMP en sondages. Ces dernières années, il a diffusé largement, avec l'aide de quelques économistes et intellectuels de droite menés par Nicolas Baverez, l'idée que la France était entrée en déclin."

Alors là, cette dernière phrase est carrément scandaleuse ! Ce prétendu "déclin de la France" n'était finalement qu'une vaste opération d'intoxication, nécessaire pour effrayer la population, éliminer ses rivaux et se placer en seul défenseur de la France ?? Du reste, cela paraîtrait assez logique, sachant que la France est la 5ème puissance économique du Monde, qu'elle est la 4ème destination mondiale pour les investissements étrangers, que la productivité des français au travail est considéré fréquemment comme une des meilleures au monde, avec les japonais ? Curieux pour un pays en déclin...

Mais alors, son bilan sur la sécurité dont il a encore osé répéter à Ségolène Royal, lors du débat du 2 mai, qu'il était le meilleur des dernières décennies, ne serait-il pas trafiqué lui aussi ? Fort possible quand on voit le nombre de grèves, d'émeutes et de violences urbaines qui ont émayé la période 2002-2007.

Voila le portrait tardif d'un homme manipulateur, tricheur, n'hésitant à manier la calomnie et les insultes pour satisfaire sa seule ambition personnelle. Voila la vérité que nous ont refusé si longtemps des médias terrorisés par la capacité de nuisance de Sarkozy à leur encontre, ou tout simplement acheté, corrompu !

Les français ont élu un aventurier populiste, démagogue, digne de Catilina, prions qu'ils se réveillent avant d'avoir enfanté Néron.

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(lundi 7 mai 2007 à 13:55)

Depuis que le monde est monde, à Paris les soirs d'élection, les sympathisants de gauche se retrouvent place de la Bastille, que ce soit pour fêter une victoire ou pour se remettre d'une défaite dans la bonne humeur. Hier soir, ils étaient au rendez-vous, peut-être pour la dernière fois. Cette année, Sarkozy a pris bien soin de saboter ce rendez-vous traditionnel, en lançant un message clair : "l'opposition, je n'en veux pas !".

Dès 17 h, annonçant la couleur, de nombreux camions de CRS ont pris position au bout des 10 artères donnant sur la place de la Bastille. Ignorant ce dispositif jamais vu auparavant un soir d'élection présidentielle, les premiers sympathisants de gauche ont calmement dépassé les hordes de policiers vers 20 h, pour se réunir sur la place. Le rassemblement s'est ensuite rapidement étoffé, au fur et à mesure qu'arrivaient des jeunes et des moins jeunes, des familles et des enfants.

Aux alentours de 22 h, un groupe de personnes s'est mis gentiment à jouer du tambour avec des tôles de chantier. Aussitôt, les CRS postés tout près se sont regroupés pour former un barrage infranchissable. Il n'aura alors pas fallu longtemps avant qu'une poignée de trouble-fêtes ne répondent à la provocation des policiers. Des hommes encagoulés se sont précipités vers le mur de CRS en jetant des bouteilles de bière, pendant que d'autres déracinaient des panneaux de signalisation.

La foule piégée à Bastille par les CRS

La riposte ne s'est pas fait attendre. Dans la minute, les premières bombes lacrymogènes ont été lancées pour faire reculer la foule. Immédiatement, les autres légions de policiers ont bloqués toutes les artères donnant sur la place de la Bastille, à l'exception de la rue de Lyon. Les bombardements se sont très vite multipliés, obligeant les sympathisants de gauche, pris au piège, à tourner autour de la Bastille, pour fuir les gaz irritants.

Certains ont trouvé la seule issue possible et ont préféré quitter les lieux plutôt que d'ajouter à l'amertume de la défaite, l'humiliation et la souffrance. D'autres sont restés et, résistant aux gaz lacrymogènes, ont fait un sitting pour protester à la fois contre les trouble-fêtes, en faible nombre, et contre l'attitude des CRS. Ces courageux sont restés assis jusqu'à ce que les policiers changent de stratégie.

Canons à eau et coups de matraque contre les sympathisants de gauche

Après avoir pris en otage toutes les personnes présentes sur les lieux pour calmer quelques "voyous", les CRS ont décidé de disperser la foule. Ils ont alors utilisé les canons à eau contre les sympathisants de gauche qui étaient assis en signe de protestation, et n'ont pas hésité à manier la matraque contre les plus têtus d'entre eux.

Pendant ce temps, le vent a lentement dispersé les gros nuages irritants dans tout le quartier, si bien que tous les habitants du onzième arrondissement de Paris ont dû en subir les effets. Mais il faut bien s'y habituer. A défaut de la révolution écologique promise par Royal, les gaz lacrymogènes de Sarkozy vont se mêler aux nombreux polluants déjà présents dans l'air que nous respirons. Vive la France, vive la république.

A voir sur DailyMotion :

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(vendredi 4 mai 2007 à 22:08)

La France d'après... Nicolas Sarkozy

Le Diable a deux cornes : l'Orgueil et le Mensonge.

Lanza del Vasto

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(vendredi 4 mai 2007 à 17:22)

Thèmes les plus abordés au cours du débat Royal-Sarkozy Le temps de parole de chaque candidat a bien été respecté, au cours du débat opposant Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy . Et bien que la candidate socialiste ait gardé la parole quelque 3 minutes de plus que son rival, c'est le candidat de l'UMP qui s'est le plus exprimé. En effet, selon notre service Conterlesmots.com, Ségo a prononcé 11 277 mots ce soir-là, et Sarko, 11 382.

Mais de quoi ont-ils le plus parlé au juste ? Ségolène Royal s'est longuement exprimé sur les thèmes favoris de la droite, boudés ce soir-là par son concurrent. Son discours abonde, en effet, des termes "entreprise(,s)" (prononcé 42 fois contre 16 chez Sarko), "économ(ies,ie,istes,ique,iques,e)" (23 fois contre 11) et "fiscal(,e,es,x,ité)" (15 fois contre 7).

La candidate socialiste a également insisté sur les réformes à entreprendre, le terme "réform(er,és,erai,e,erons)" revenant 21 fois dans ses phrases, contre 7 fois seulement dans celles de Nicolas Sarkozy. Elle est, par ailleurs, la seule à avoir aborder les thèmes de la "recherche" et du "chômage", respectivement à 12 et 11 reprises, et n'a jamais prononcé le terme "immigr(ation,er)", très plébiscité par le candidat de l'UMP, qui l'a utilisé 8 fois.

Interpellé par Royal au sujet de la loi Fillon, Nicolas Sarkozy a dû, quant à lui, s'attarder sur le thème des retraites. Il a ainsi articulé le terme "retrait(e,es,és)" 34 fois (21 fois chez Royal). Il a, par ailleurs, beaucoup martelé d'autres mots plus "sarkozien" tels, "impôt(,s)" (34 fois contre 21), "emploi(,er,e,s)" (27 fois contre 19) et "travail" (23 fois contre 17).

Thèmes les plus abordés au cours du débar Royal-Sarkozy (source : www.conterlesmots.com)
Thèmes Nb citations Royal Nb citations Sarkozy
social(,x,iste,e,es,isme)3822
europe, européen(,s,ne,nes)2832
entreprise(,s)4216
retrait(e,es,és)2134
emploi(,er,e,s)1927
droit(,s,e)935
travail1723
femme(,s)2712
loi(,s,er)2514
économ(ies,ie,istes,ique,iques,e)2311
enfant(,s)1814
pouvoir(,s)1515
croissance1713
réform(er,és,erai,e,erons)217
nucléaire(,s)1017
salaire(,s)1114
finance(,s,r,ment,ra,ments,z)814
fiscal(,e,es,x,ité)157
cotis(ation,ations,er,iez)813
délinqu(ance,ant,ants)129
impôt(,s)516
jeune(,s)183
service(,s)138
salairié(,s)137
développ(er,ement,és)136
école(,s)127
handicap(,é,és)910
énergie(,s)135
log(ement,er,ements,és)99
fonctionnaires810
hôpital(,x)89
famille(,s)79
dette77
turquie59
démocrat(ie,ies,ique,iques)85
tax(e,é)310
région(,s)75
societé(,s)93
territoire(,s)84
institutions75
chine93
recherche120
injustice(,s)92
tribunal(,x)74
violence(,s)83
chômage110
référendum83
compétit(ivité,ions)82
invest(issent,issant,ir,issement,issements)82
immigr(ation,er)08

Le débat Royal-Sarkozy a été analysé avec un service en ligne conçu par nos soins. Ce service est mis à la disposition de tous sur le site Conterlesmots.com, qui est actuellement toujours en cours de construction. En attendant son lancement officiel, n'hésitez pas à le tester...

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(vendredi 4 mai 2007 à 14:11)

Il est 23 h 37, mercredi soir. Un débat s'est engagé depuis une heure entre libénautes pour savoir si Ségolène Royal a eu raison ou tort de reprendre Nicolas Sarkozy qui, à propos du réacteur nucléaire EPR, parlait de quatrième génération. Sam écrit aux libénautes : « C'est minable comme l'article de l'encyclopédie Wikipédia a été modifié ce soir !!! Regardez le nombre de modifications et les horaires : visiblement, les partisans de Sarkozy ont voulu donner raison à leur candidat. C'est bien de génération 3 ! » Retour en arrière.

Il est 22 h 33, Ségolène Royal apostrophe brutalement son rival : « Il va falloir que vous révisiez votre sujet ; l'EPR, c'est la troisième génération des centrales nucléaires, et non la quatrième. » Une minute plus tard, un internaute basé à Nancy rend visite à l'encyclopédie Wikipédia, dans le chapitre sur le réacteur EPR. Il gomme le 3 de « génération 3 » et le remplace par un 4. C'est, d'après Wikipédia, sa première visite sur cette encyclopédie coopérative où n'importe qui peut tout modifier ­ mais en laissant sa trace.

Sur le site de Libération, plusieurs messages vengeurs se réfèrent à l'encyclopédie pour casser du sucre sur le dos de la candidate socialiste. Puis un redresseur de torts purge Wikipédia du « gros » mensonge. Mais les partisans de Sarkozy ne désarment pas. De Nouméa, de Nanterre, entre autres, les trafiquants d'encyclopédie tentent de redorer le blason de leur candidat.

Au total, l'encyclopédie a connu une cinquantaine de modifications entre mercredi soir et jeudi midi. Deux fois plus qu'en un mois ! La version anglaise de Wikipédia est, tout ce temps, restée en sommeil.

Ce texte est le texte intégral de l'article publié sur Libération. "Polémique autour des modifications de l’article de Wikipédia sur l’EPR", par Denis Delbecq, du vendredi 4 mai 2007

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(vendredi 4 mai 2007 à 11:23)

Jean-Marie Colombani (Le Monde) appelle à voter pour Ségolène Royal "Ségolène Royal a esquissé un 'désir' de changement, tracé une perspective. (...) Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté." Voilà comment le directeur de la publication du journal Le Monde conclut son éditorial du jeudi 3 mai.

Pour expliquer son parti pris, Jean-Marie Colombani commence par rappeler que l'ascenseur social est aujourd'hui en panne, en France comme dans de nombreux pays riches. "La question posée dans toutes nos sociétés développées est donc celle de la classe moyenne qui, hier, voyait ses revenus grossir avec l'âge et était assurée que ses enfants auraient une vie meilleure, et qui voit aujourd'hui sa feuille de paie bloquée et ses enfants passer de stage en stage malgré les sacrifices faits pour leur éducation."

Cette situation, seule la candidate socialiste est à même de pouvoir la changer. "Le projet de Ségolène Royal est tout entier centré sur cette problématique", explique l'éditorialiste. "Et c'est avec raison qu'elle fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle au retour de la croissance."

Sarkozy monte les Français les uns contre les autres

A l'inverse, le candidat de l'UMP ne ferait qu'accroître les tensions existant entre les différentes couches de la société. "Ce qui embarrasse [chez Nicolas Sarkozy], c'est cette façon d'opposer les 'travailleurs' aux 'tricheurs', ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi."

De surcroît, "l'addition des propositions concrètes de Nicolas Sarkozy (...) peut être source de nouvelles inégalités et aboutit à favoriser les plus favorisés", poursuit Jean-Marie Colombani. "Nicolas Sarkozy, au fond, a une vision plus 'américaine', en ce sens que les dispositifs qu'il imagine (...) favorisent le haut de la pyramide sociale."

Mainmise sur les médias

Le candidat de l'UMP incarne également un autre danger, déjà bien visible : la manipulation des médias et de l'opinion publique. "La qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants", estime l'éditorialiste.

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(mercredi 2 mai 2007 à 12:14)

Raphaël Anglade livre, sur Betapolitique, une analyse très intéressante. Dans son édition à paraitre jeudi 3 mai, Paris-Match publiera un sondage commandé à l'insitut Ifop et donnant Sarkozy gagnant de l'élection présidentielle à 53%.

Ce chiffre arrivant au lendemain du débat entre Sarkozy et Royal, que retiendront les lecteurs du magazine ? Certainement que le débat du 2 mai a été favorable à Sarkozy.

Or, l'enquête d'opinion de l'Ifop a été menée les 27 et 28 avril, soit bien avant le débat Sarkozy / Royal, et avant même le débat Bayrou / Royal qui a surement été bénéfique à la candidate socialiste.

Mais ne soyons pas paranoïaque. Une alliance UMP / Ifop / Paris-Match est-elle vraiment crédible ? Peut-être pas. Rappelons toutefois que Paris-Match est un titre du groupe Lagardère dont le patron est un grand ami de Sarkozy et même le parrain d'un de ses fils. L'Ifop est quant à lui dirigé par Laurence Parisot, la présidente du Medef...

A lire aussi sur Lemonde.fr : le chat avec Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de l'Ifop

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(mercredi 2 mai 2007 à 09:45)

Lors de la diffusion d'un extrait du journal de France 2 sur certaines chaînes câblées américaines, une malencontreuse erreur de traduction a entraîné le licenciement de son auteur.
Alors que Nicolas Sarkozy invitait les Français à "s'unir à moi", les téléspectateurs américains ont pu lire qu'il invitait les Français "to rally my inflated ego" (à rallier mon ego surdimensionné).
Une erreur, vraiment ?

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