Easy Jet n'aime pas les bras cassés
Envies d'ailleurs - dimanche 11 janvier 2009
Décidément, prendre l'avion ne sera jamais simple. Quand ce ne sont pas nos bagages qui s'égarent ou des retards dus à la neige... on nous refuse purement et simplement l'accès au vol !
Nous avons bien failli ne jamais voir Venise cet hiver. Nous ne nous doutions de rien, innocents que nous étions, en nous présentant à l'embarquement de notre vol Easy Jet à destination de la lagune, pleins d'entrain et un coude dans le plâtre. Mon ami, plâtré depuis 10 jours, avait pourtant vu son médecin la veille qui lui avait assuré qu'il pouvait partir sans risque. Mais nous avions négligé de lire les conditions générales de la compagnie. Grosse erreur, puisqu'on exige de notre part la présentation d'un certificat médical. Bien sûr, impossible de faire faxer ce précieux sésame par l'hôpital, les fax ne sont pas acceptés.
Nous sommes à Roissy, terminal 2B de l'aéroport Charles de Gaulle. La jeune femme du guichet nous indique qu'il y a un service médical au terminal 2F (si vous êtes familiers de cet énorme hub, c'est très, très grand, environ 1 km à parcourir à pied de notre point de départ à l'extrémité du 2F), et que sinon nous ne pourrons pas partir. L'énergie du désespoir nous a fait courir jusqu'au centre médical, en tirant la valise et slalomant parmi les voyageurs. La chance décidant enfin de se mettre de notre côté, le médecin a pu s'occuper de mon ami rapidement. Il a compris notre détresse (oui, j'avais les larmes aux yeux de voir ce voyage s'évanouir pour une raison aussi bête), et nous a délivré un certificat, en nous précisant qu'Easy Jet était l'une des seules compagnies à l'exiger.
Après la même course folle en sens inverse, nous arrivons en sueur à 5 minutes de la fermeture de l'enregistrement, grillons toute la queue et passons de justesse ! Mais que d'énergie dépensée.
Dans notre cas, nous avons eu la chance d'arriver assez tôt à l'enregistrement pour avoir le temps de faire l'aller-retour, et surtout d'avoir pu trouver rapidement un médecin disponible et compréhensif, car du côté de la compagnie aucune discussion n'était envisageable. Mais ce n'est pas le cas pour tout le monde, comme le montrent ces témoignages de voyageurs plus malheureux.
Nous avons certes commis une faute en n'ayant pas lu en détail les conditions générales (mais qui le fait, en général, d'autant qu'avec les compagnies low cost on sait d'office qu'en contrepartie de tarifs intéressants, les conditions de remboursement ou dédommagement sont inexistantes ?), cependant je trouve cette exigence surprenante et voudrais connaître la raison de cette demande d'Easy Jet. Cela ne peut être strictement médical, car s'il y avait un quelconque danger toutes les compagnies l'exigerait, et le médecin nous l'aurait délivré d'office. So what ? Une histoire d'assurance ?
Je n'ai pas trouvé de réponse en fouinant sur le net. Juste que Ryan Air impose la même règle, mais pas les compagnies régulières.
British Airways par exemple se contente de préciser les règles de sécurité : Si vous avez eu une fracture ou venez de vous faire poser un plâtre, vous devez attendre 24 heures au moins pour les vols de deux heures ou moins et 48 heures pour les vols plus longs en raison des risques de gonflement des membres. Il se peut que l'accès au vol vous soit refusé si votre plâtre est de type crurio-pédieux (s'il couvre la jambe du pied à la cuisse). Nous pouvons déroger à ces exigences dans des circonstances spéciales et après discussion avec le PMCU.
Je n'ai rien trouvé de relatif dans les conditions générales de transport d'Air France.
Le mystère demeure, toute réponse valable sera la bienvenue !


