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(lundi 26 février 2007 à 16:36)

Surprenant : San Francisco en jelly Ces créations ont été présentées l'an dernier lors de la célébration du 100è anniversaire de grand tremblement de terre de San Francisco de 1906.

C'est une façon originale et très parlante pour l'artiste de visualiser sa ville en train de trembler et de se disloquer. Un bon moyen de se rendre compte que notre environnement n'est pas aussi permanent qu'on le pense, qu'il est au contraire très fragile.

Liz Hickok a en effet choisi de représenter les différents quartiers et monuments de San Francisco en jelly, l'un des desserts favoris des américains. Le résultat est surprenant et très beau.

Il a fallu commencer par un patient travail de modélisation à l'échelle (l'artiste est photographe de formation et travaillait avec des architectes). Tous les bâtiments ont été recréés en carton, qui ont ensuite servis de moule pour la jelly. Dans un second temps, il a fallu peindre et éclairer le tout, afin de donner une tonalité dramatique à l'oeuvre. La réalisation a demandé 3 semaines de travail à Liz Hickok, et lui a coûté plus de 1000 $.

Evidemment, une telle oeuvre a une durée de vie limitée à quelques jours, et les seuls souvenirs restant sont les photos et films réalisés lors de l'exposition qui a enthousiasmé les nombreux visiteurs. Et Liz a appris un petit truc pour donner plus de longévité à son oeuvre: vaporiser le tout de vodka, afin d'empêcher le développement des germes. Une idée qui a fait son chemin, puisqu'on peut déguster de petit cube de jelly à la vodka dans certains bars... mais ça n'a rien à voir !

Pour découvrir les autres travaux de Liz Hickok: http://www.lizhickok.com

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(dimanche 25 février 2007 à 20:13)

Ce mois-ci, les professionnels de la profession s'auto-congratulent à tout va, que ce soit en France ou de l'autre côté de l'Atlantique. Cérémonies alternatives aux César (qui ont plébiscité hier soir le beau film Lady Chatterley) et aux Oscar (résultats connus ce soir), les Gérard et les Razzie Awards font du bien au moral !

Les Gérard, ou comment enfin se reconnaître dans le marasme culturel ambiant. Tenue le 22 février dernier, la seconde édition des Gérard a récompensé, entre autres :

  • le plus mauvais scénario philatélique (qui tient sur un timbre-poste) : Incontrôlable (mais si voyons, ce film très drôle avec Michael Youn...)
  • mais aussi la plus mauvaise réplique : "Ah ben ça alors !" (Audrey Tautou apprenant qu’elle est la descendante de Jésus dans The Da Vinci code)
  • Ou encore la plus mauvaise actrice bénéficiant des réseaux de son mari : Arielle Dombasle dans Nouvelle

Les résultats sont édifiants !

Quant aux précurseurs Razzie Awards, c'est Sharon Stone qui a été consacrée cette année comme pire actrice pour Basic Instinct 2, une récompense bien méritée selon tous ceux qui ont vu (le mot juste serait subi) cet affligeant navet.

Les Gérard menacé par un certain Gérard Deslandes

Créée en 1980, cette cérémonie en est déjà à sa 27è édition. On souhaite autant de longévité aux Gérard, qui font face à une forte hostilité : un homme d'affaire belge, Gérard Deslandes, a lancé une campagne pour tenter de faire interdire cette cérémonie, qui porterait préjudice aux Gérard (mais à ce compte là, que devraient dire les Régis, maltraités par Les Nuls !).

Evidemment, ces cérémonies sont souvent moins glamour que leurs grandes soeurs, les stars se déplaçant rarement pour la remise de leur récompense. On peut noter cependant l'exception notable de Halle Berry, qui avait fait le déplacement en 2005 pour recevoir son Razzie de la pire actice pour Catwoman (élu également pire film de l'année). Beau geste.

A noter, la même année c'est George W Bush qui avait été élu pire acteur pour Fahrenheit 9-11...

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(vendredi 23 février 2007 à 16:35)

"Ben Laden n'a pas déjoué les plans"
"c'était toi, negro"
"Bush a fait tomber les tours"

"Je ne rappe pas pour les présidents morts"
"Je préfèrerais voir le président mort"
"On ne lui dit jamais mais je prend les devants"

Mos Def, immortal Technique et Eminem relaient la thèse selon laquelle les attentats du 11 septembre seraient une machination du Gouvernement Bush. Ils livrent un texte direct sur un air angoissant.

Une initiative citoyenne qui a inspiré Les Insoumis. Ces blogueurs ont réalisé un clip, simple mais génial, pour accompagner le tube des trois rappeurs américains.

A visiter : le site des Insoumis

A lire : les paroles de la chanson

A lire aussi : Et si les attentats du 11 septembre 2001 n'étaient pas seulement l'oeuvre de "terroristes" ?

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(dimanche 18 février 2007 à 16:57)

La vie des autres Un premier film allemand qui est arrivé jusqu'à nos écrans et qui a raflé les prix de plusieurs festivals (prix du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur acteur à l'European Fim Award; prix de la meilleure mise en scène, du meilleur acteur, du meilleur second rôle masculin, de la meilleure photo, des meilleurs décors et du meilleur scénario aux German Awards. Primé meilleur film allemand de 2006, il a reçu le Prix Satyajit Ray au London Film Festival ainsi que La Clef d'Or pour la musique originale de Gabriel Yared au Festival d'Auxerre de 2006. Ajoutez à cela quatre Prix du public lors des festivals de Locarno, de Vancouver, de Varsovie et de Pessac en 2006).

Un sujet glaçant car tellement proche : la mainmise de la Stasi sur la vie quotidienne de tout un peuple bloqué en ex RDA.

La scène d'introduction est exemplaire, magistrale, à l'image du cours que déclame Wiesler (remarquable Ulrich Mühe) à ses élèves. Reconnaître un menteur d'un bon partisan du régime serait une science exacte, et les outils nombreux pour le démasquer. Effrayant. Cela commence donc bien. La suite est à l'avenant, décrivant la réalité grise d'une existence sous surveillance, les sursauts de vitalité de certains intellectuels qui veulent croire à une vie meilleure, et la résignation des employés d'un régime qu'il ne peuvent même songer à contester.

Les interprètes sont remarquables, et réussissent à faire passer les hésitations et la dualité de tout être humain (il n'y a de fait pas de bons et de méchants, mais des êtres qui se débattent dans un carcan, à l'exception notable du sinitre ministre de la culture, un être de la pire espèce qu'il fait bon détester).

Mais pourquoi, pourquoi cette fin interminable, à l'eau de rose, avec des rebondissements de roman de gare ? C'est décevant, et réduit d'autant la portée du film, amoindrissant tout ce qui a pu être commis d'inhumain et de barbare. Non, les bourreaux ne se transforment pas en anges gardiens. Et si tel a pu être le cas, et si cela sert la fiction, pourquoi le souligner avec tant d'insistance ?

Peu de films allemands arrivent jusqu'à nos écrans, et peu (pas?) sur cette période noire et sur la Stasi. Mais pourquoi, à l'instar d'un Good bye Lenin, faut-il qu'ils dégoulinent de bons sentiments ? Une lueur d'espoir serait suffisante.

Il ne faudrait pas oublier qu'il n'est pas inconscient de désespérer de l'être humain et de son potentiel à toujours recommencer les mêmes erreurs.

La vie des autres (Das Leben der Anderen)
Un film de Florian Henckel Von Donnersmarck

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(vendredi 9 février 2007 à 15:45)

Amis musiciens, bonsoir !

Voilà maintenant deux longues années que ma voix n'a plus le privilège d'être accompagnée. Ahhh, triste sort ! Me voilà devenue une chanteuse esseulée.

Après avoir connu le bonheur d'être soliste au sein de multiples groupes tintés tantôt de jazz et de latino, tantôt de rock et de pop des eighties, je me suis tournée vers un répertoire beaucoup plus classique : le chant grégorien.

Si je vous conte aujourd'hui mon aventure musicale, c'est bel et bien dans l'espoir que chaque personne qui lit ce petit texte se dise : "Ah pauvre fille perdue ! Aidons-la sur-le-champ et ne nous endormons pas ce soir sans avoir répondu à son cri désespéré !"

Mais non, ne pleurez pas ainsi. Il ne faut pas se laisser abattre de la sorte. Allez de l'avant et... pensez à moi !!!

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(mercredi 7 février 2007 à 18:59)

Chers lecteurs et contributeurs de Tu Déblogues, je souhaite vous présenter une association ayant enfin pour objet la défense de nos us-et-coutumes. L'ASDTC partage nos valeurs. Alors pour en savoir plus, rendez-vous vite sur le joyeux site du journal officiel en cliquant ici

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