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(samedi 6 janvier 2007 à 16:52)

Globe terrestre bleuAmies, amis, courez, courez. Un mois seulement vous sépare d’une fin tragique, celle de l’exposition consacrée à Yves Klein au centre Georges Pompidou.

Courez, courez donc jusqu’aux portes de Beaubourg. À tous ceux qui disent ne rien comprendre à l’Art, ne pas en saisir l’utilité, à tous ceux qui ne supportent plus d’y chercher des réponses et de n’y trouver que de nouvelles interrogations, courez, courez au génie.

Yves Klein abstrait vos inquiétudes : Il ne suffit pas de dire ou d’écrire : « J’ai dépassé la problématique de l’art ». Il faut encore l’avoir fait. Je l’ai fait. Tout est dit, ce Rédempteur vous délivre de la problématique de l’Art. Rassuré vous pouvez entrer dans la galerie…

Génie éclairé ou mystificateur génial, Yves Klein vous conduit par tous les moyens à le suivre dans sa quête de « l’immatérialisation » de l’Art. Cette exposition vous confronte à toutes les apparences de l’artiste ; les nombreux aspects de son œuvre sont présentés dans un ordre simple mais, hélas, peu pertinent : pas vraiment chronologique, ni complètement thématique, c’est un peu une typologie froide.

Toutefois, qu’importe, en visiteur passionné et attentif vous voletez de droite à gauche. La quantité modérée d’écrits vous permet de tout lire. Les petits films n’excédant jamais le quart d’heure, vous pouvez tous les regarder ! Bref, l’exposition a cette qualité de vous armer un minimum pour lire l’œuvre de Klein...

Et soudain une constatation : vous n’aurez pas tant couru pour rien ! La surface plus connu du travail de l’artiste, à savoir ses monochromes bleus, apparaissent en fait comme la seule partie émergée d’ un magnifique iceberg. Vous pouvez alors à loisir admirer ses monochromes roses ou or, ses tableaux de feu, ses anthropométries, ses excavatrices d’espace (en collaboration avec Tinguely) et même le magnifique ex-voto à Sainte Rita pour la première fois exposé.

Là, si vous suivez mon conseil, aux différentes lectures que vous ferez, vous saisirez également que ces œuvres plastiques au sens propre ne sont elles aussi qu’une partie de l’oeuvre de Klein, l’idée « d’immatérialisation » de l’Art comme je l’ai évoqué plus haut le conduisant à toute une recherche qui dépasse la création matérielle. Klein est à considérer comme l’initiateur de l’art conceptuel dans les années 50.

L’exposition dite « du vide », l’architecture de l’air, la scission de « zones de sensibilité », sont des exemples fameux à découvrir. À mes yeux la grande beauté du travail de Yves Klein est de donner à sa réflexion sur l’art tous les aspects d’un poème, tant dans la conception que dans la réalisation plastique. Il joua toute sa vie sur les deux plans du travail esthétique radical et d’une réflexion pseudo-spiritualiste qui le nourrit.

Si vous avez la chance de ne rien connaître de cette poétique, courez, amis, courez, l’occasion est fameuse !


Exposition Au Centre Pompidou, Paris, jusqu’au 5 février 2007

  • Lien vers le site de l'exposition
  • 6ème niveau du Centre George Pompidou (place George Pompidou, métro Rambuteau)
  • Tous les jours (sauf mardi) de 11h à 21h et nocturne jusqu’à 23h le jeudi et le vendredi.
  • Entrée : 10€ (musée+expo+atelier Brancusi), TR : 8€, gratuité pour les moins de 18 ans (avec « billet exonéré » retiré aux caisses)
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(vendredi 5 janvier 2007 à 18:22)

Samy Naceri, l'homme de l'ombre Mais quel est donc le mal-être dont souffre Samy Naceri ? Nul ne le sait, pas même l'acteur phare de Taxi, qui face à son incompréhension, s'en prend aux autres.

Le 25 novembre 2005, il frappe un jeune homme dans un restaurant parisien, ce qui lui vaut de dormir en prison pendant plus de deux mois. A peine remis en liberté, il récidive. Il s'en prend à un chauffeur de taxi, le 31 mars 2006, après avoir ingéré une boîte de Lexomil et quinze whiskies dans le but de mettre fin à ses jours. La police intervient, il insulte les flics et se voit condamner, le 14 décembre, à six mois de prison ferme et 8000 euros d'amende pour outrages et injures racistes envers des policiers.

La décision de justice ne calme pas pour autant les ardeurs de l'acteur. Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2007, il menace à l'aide d'un couteau, volé dans un restaurant plus tôt dans la soirée, le physionomiste d'une boîte de nuit, qui lui en refusait l'entrée. S'ensuit une bagarre avec les vigiles de l'établissement. Envoyé au tapis, Samy Naceri se blesse à la mâchoire. La police viendra ensuite le ramasser pour le placer en garde à vue.

N'ayez crainte : toujours derrière les barreaux, l'agresseur du septième art ne devrait pas s'en prendre à vous d'aussitôt. Le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence a décidé, aujourd'hui, de le maintenir en détention jusqu'au 8 février prochain, date à laquelle il sera jugé pour violences avec arme contre des vigiles d'une boîte de nuit.

Si on ajoute à ce mois de prison, les six mois écopés le 14 décembre, ceux que pourraient lui rapporter l'affaire du 25 novembre 2005, toujours en cours, et cette dernière altercation, on ne devrait pas voir Samy Naceri à l'affiche d'un film pendant quelques années. Ou alors à l'affiche d'un documentaire sur les conditions de vie des taulards.

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