Le bal des actrices
Salles obscures - lundi 2 février 2009

C'est mon côté un peu midinette qui m'a poussée à aller voir le film de Maïwenn ce week-end. J'aime le cinéma, les actrices me font rêver et j'ai une tendresse particulière pour le cinéma d'auteur français. Le film ne m'a pas déçue car il contient la dose de glamour que j'attendais; il m'a même enthousiasmée car j'ai découvert une autre manière de faire du cinéma, une réalisatrice et scénariste très douée.

Le film joue sur la frontière entre fiction et documentaire, trouble ses spectateurs en leur donnant à voir des actrices françaises connues (Marina Foïs, Karin Viard, Mélanie Doutey, ...) qui jouent sous leur propre nom mais sans jouer leur propre rôle puisque nous sommes justement dans une fiction. Maïwenn réussit cet exercice avec brio et c'est vraiment avec plaisir qu'on se laisse porter entre réalité, fantasme, drame et comédie.

Mes mentions spéciales personnelles vont à Muriel Robin, qui rend sa scène de théâtre avec Jacques Weber saisissante et pathétique, et à Estelle Lefébure et Romane Bohringer pour leur audace dans leur rôle. D'autres personnages, sont à mon goût, moins réussis : Karin Viard ne réussit pas à me faire croire à son personnage d'actrice française trop sûre de son talent et qui rêve d'Amérique: la partie de Mélanie Doutey est un peu tirée par les cheveux.

Enfin, j'ai découvert grâce à ce film un acteur surprenant : Joey Starr incarne le mari de Maïwenn et joue à merveille le papa-NTM et le compagnon-Didier Morville, avec une belle ironie.

Au-delà du côté glamour du film, renforcé par l'affiche, c'est un film un peu différent, d'une réalisatrice qui n'a pas dit son dernier "on tourne" qu'il faut aller découvrir.

Cécile

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C'est la Chandeleur, mangez des crêpes !
En Vrac - lundi 2 février 2009

Nous sommes le 2 février, 40è jour suivant Noël, jour de la Chandeleur.

Un jour joyeux lorsque j'étais enfant, où l'on dégustait des crêpes le soir à la maison, après s'être battue avec sa sœur pour faire la pâte et tenir la poêle (un peu comme l'image là, mais en moins sage). Des crêpes dont on ratait toujours, traditionnellement, la première, qui était très moche mais bonne quant même.

Étymologiquement la Chandeleur, aussi appelée Chandeleuse, provient de l’expression latine festa candelarum, fête des chandelles.
Ses origines historiques sont complexes, puisqu'il s'agit de fêtes païennes (fête des Lupercales et fête de Pan pour les romains, fête d'Imbolc en l'honneur de la déesse Brigantio pour les celtes) récupérée par l'Église (fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de la Vierge, instaurée par le Pape Gélase 1er en l'an 492, qui intégra ainsi une fête déjà programmée par son prédécesseur Sergius). Si les origines sont variées, elles tournent toutes autour des principes de purification, de fécondité et de prospérité.
Car avec les jours plus longs, les prémices du printemps annoncent la reprise des travaux des champs et la fin de la période hivernale où la durée de la nuit impose l'utilisation d'une lumière artificielle. Le soir de la Chandeleur, on faisait donc une dernière veillée.

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Violette

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