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(mercredi 30 juillet 2008 à 11:02)

Ce qu'il y a de bien avec les voyages en avion, c'est le passage par le duty free au retour, surtout lorsqu'on ne se trouve pas dans un pays de la communauté européenne. Les prix ont alors de grandes chances d'être intéressants, et on peut se laisser tenter.
Cette fois-ci, ce fut l'élégant étui estival de l'Aqua Allegoria figue-iris de Guerlain qui a attiré mon regard. Blanc élégant, mince filet doré encadrant le nom et surtout belles illustrations colorées de morceaux de figues mûres donnant instantanément une connotation fraîche et gourmande. A l'ancienne, le flacon désuet en verre est recouvert d'un capuchon ajouré doré.

A l'essai, j'ai été séduite par la senteur. Pamplemousse, bergamote et violette en notes de tête, figues et iris en notes de cœur, et enfin vétiver et vanille en notes de fond. Je n'ai absolument pas identifié tous ces arômes bien entendu, mais cette eau m'a immédiatement plu et donné envie d'en faire mon compagnon cet été.

La gamme a été créée en 1999 par Jean-Paul Guerlain, à l'occasion d'un voyage en Italie, qui souhaitait «partager sa passion pour les matières premières naturelles et les jardins qui font partie de sa vie».
D'autres nombreuses associations insolites ont depuis été réalisées par les nez de la maison Guerlain, telles que pamplemousse-basilic, angélique-lilas, laurier-réglisse, ou encore herba fresca pour ne citer qu'elles.

Le seul bémol serait la tenue de cette eau, qui ne semble pas durer très longtemps. Mais s'en vaporiser le matin est un vrai moment de plaisir, et une manière fort agréable de prolonger l'esprit des vacances.

Aqua Allegoria
éditions limitées
63 € le vaporisateur de 125 ml

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(mardi 29 juillet 2008 à 17:05)

Destination encore improbable, l'Albanie est un pays à découvrir. Avant le départ, les réactions étaient quasi unanimes : "Pourquoi l'Albanie ? C'est dangereux, y'a la mafia là-bas !".
Les clichés ont la vie dure, mais il est vrai que ce pays discret est fort méconnu, son ouverture en 1991, après près de 50 années de régime communiste autoritaire, ayant eu moins de retentissement que la chute de Ceauscescu en Roumanie par exemple.

Niché entre la Grèce au sud, le Monténégro au nord, le Kosovo et la Serbie au nord est, la Macédoine à l'est, et bordé par les mers Adriatique et Ionienne à l'ouest, le passé de ce petit pays est troublé et difficile à appréhender. Très pauvre du fait de sa difficile histoire récente, il commence cependant à s'accommoder à l'économie de marché, et les touristes arrivent petit à petit.

Les paysages sont de toute beauté, et d'une incroyable variété pour une si petite surface. Très montagneux, le relief passe du niveau de la mer à la montagne en un rien de temps, créant des escarpements aigus recouverts d'une végétation changeante selon la région et le versant. De très beaux lacs d'un bleu digne des fjords illuminent la partie nord, tandis que la côté ionienne est un ravissement d'eau translucide sur rochers chauffés par le soleil.

Il y a fort à parier que le tourisme se développe dans les prochaines années, à l'image de la Croatie. Il faut espérer que la côte échappe à la "bétonisation" à outrance, mais cela semble mal parti, de très nombreuses constructions étant déjà en cours. Pour l'instant, la majorité des touristes sont des Albanais expatriés revenant au pays pour les vacances, et quelques rares étrangers, ce qui en fait une destination de choix pour ceux qui comme moi sont allergiques aux rassemblements de masse.

En attendant, l'Albanie à les inconvénients de ses avantages : les routes sont encore en très mauvais état et la circulation très difficile sur toute une partie du pays (mais elles sont en cours de réfaction), l'héritage culturel et historique est encore assez mal mis en valeur, les guides touristiques quasi inexistants (en français il n'existe que le Petit Futé, dans une édition 2006 dont les informations datent de 2005, donc peu à jour), les cartes routières très fantaisistes.
Il n'y a de plus aucun vol direct de France pour s'y rendre, il faut faire escale à Rome par exemple, ce qui rallonge de beaucoup le temps de voyage pour une destination pourtant proche.

Nous y avons passé deux semaines dépaysantes et reposantes, avec un temps superbe, et avons partout été accueillis très gentiment et avec beaucoup d'attentions malgré la barrière de la langue (l'italien et le grec sont plus pratiqués que l'anglais en général).
Il faut croire que la mafia avait d'autres chats à fouetter !

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(mardi 29 juillet 2008 à 12:43)

De retour après 15 jours au soleil d'un pays à découvrir, l'Albanie.
Retour en douceur avec une activité réduite au bureau, des amis à revoir en terrasse, des tonnes d'emails en retard, du soleil, des expos avec moins de foule. C'est parfait.

Vue avant de partir, et que vous pouvez encore visiter jusqu'au 22 septembre, l'exposition sur les réalisations de Dominique Perrault (dont l'une des oeuvres majeures est la Bibliothèque Nationale de France) au centre Pompidou.
L'on découvre les maquettes des nombreux projets et réalisations, en cours ou passées, de l'agence de ce prolifique architecte (Dominique Perrault Architecture). Impressionnant.
Un des bâtiments m'ayant le plus marqué est celui de l'université féminine d'Ewha à Séoul, tout en courbes, douceur, végétaux et transparence. Superbe.

Une belle occasion de découvrir les tours, stades et autres centres commerciaux originaux construits dans le monde entier, dans un espace d'exposition aéré, où l'on peut également se poser paresseusement sur de curieux fauteuils allongés pour regarder les vidéos hypnotiques de Richard Copans.

Exposition Dominique Perrault
De 8 à 12 euros
Centre George Pompidou
place Georges Pompidou, 75004 Paris
Tous les jours de 11h à 21h, fermé le mardi
Renseignements : 01.44.78.12.33

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(jeudi 10 juillet 2008 à 16:54)

Dernier jour au boulot, demain ça compte pour du beurre. Et surtout jour des derniers préparatifs : crème solaire, nu pieds et tutti quanti. Et mon passeport, où est mon passeport ? Je plaisante, je l'ai toujours sur moi, un contrôle d'identité est si vite arrivé.

Sinon c'est aujourd'hui le dernier 20 heures de Patrick Poivre d'Arvor. On écrase une larme. La France s'en remettra-t-elle ?
A priori, au départ de Patrick, nous allons tous pouvoir survivre. Ce qui m'interpelle en revanche, c'est plutôt la manière dont il a été évincé, et les intérêts servis par cette manoeuvre.
La France se remettra-t-elle de la mainmise politique grandissante sur la presque totalité des médias français ?
C'est comme ces histoires de respect des droits de l'homme, décidément très distrayantes.

Reparlons-en à la rentrée, après des vacances reposantes dans une ex dictature communiste.

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(mardi 8 juillet 2008 à 15:01)

Encore 3 jours à tuer avant de partir. 3 jours qui paraissent insurmontables à cause de ce temps gris et maussade et cette pluie incessante.
En plus d'un moral en berne, la chute des températures a réussi à me rendre malade. Mal de tête, frissons, fatigue... il me faudrait deux jours d'arrêt maladie avant les vacances.

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(mardi 8 juillet 2008 à 14:29)

C’est le slogan d’accueil de la page Internet consacrée au RPM sur le site de son créateur néo-zélandais Les Mills (http://lesmills.com). Je pense qu’il s’agit d’une mauvaise traduction mais la suite est plus parlante : « Découvrez l’athlète qui se cache en vous. La sueur et les calories brûlées feront monter votre taux d’endorphine ».

En cette période de course à la minceur avant l’été (vous avez encore un peu de temps, il n’est visiblement pas arrivé), le sujet est tout à fait d’actualité. Il s’agit justement d’une course, cycliste, pratiquée en groupe dans une salle de sport. Les vélos sont disposés en arc de cercle et le coach, monté sur une estrade donne les instructions en pédalant au rythme de séquences musicales spécialement sélectionnées pour leur tempo. Imaginez-vous disputant une course contre la montre au son d’Aerosmith… le final sur guitare déchaînée n’en finit pas… vous tenez bon car dans ces conditions, sous l’œil de vos camarades de club, pas question d’abandonner en route.

Les séquences alternent course en montagne, course d’endurance et récupération, le tout en contrôlant la résistance au moyen d’un bouton qui gère les freins sur la roue avant. La séance dure 50 minutes, au cours desquelles 20 à 25 kilomètres sont parcourus et 600 calories brûlées.

La première séance est difficile mais ensuite, on se surprend à aller au-delà de ses limites et à trouver que finalement, suer en groupe et finir complètement trempée, c’est régénérant ! Peut-être les fameuses endorphines vantées par Les Mills ?

C'est décidé, l'année prochaine je m'inscris au Tour de France !

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(mardi 8 juillet 2008 à 14:06)

Un site pratique pour savoir si un site est réellement tombé ou si vous seul rencontrez des problèmes pour y accéder, avant de s'énerver inutilement : http://downforeveryoneorjustme.com/.

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(lundi 7 juillet 2008 à 23:36)

Le nombril du monde est un festival organisé du 15 au 17 août à Pougne Hérisson, village légendaire où seraient nées toutes les histoires. Dans ce petit village des Deux Sèvres, des passionnés d’ombilicologie et des curieux se réunissent dans la bonne humeur, et espérons-le sous le soleil.
Destiné aux enfants comme aux plus grands, le festival propose spectacles, parcours découvertes, ateliers, contes, festivités, concerts, et autres réjouissances. Il est organisé depuis 1990 par Yannick Jaulin et sa compagnie "Le beau monde ?".

Un cocktail intrigant que je vais pouvoir découvrir cet été, invitée par des amis à participer à l'expérience. Trois jours durant, je vais explorer des lieux aussi improbables et poétiques que la Serre (pour recueillir les souvenirs d’enfance), la Marmite à Esgourdes (un kiosque à histoires caché au milieu des fleurs sauvages), La Roseraie Tubulente (petit labyrinthe à secrets) ou encore la Forêt sans tête (afin de savoir quel héros de conte on est).

L'objectif est de rendre à chacun l'envie de raconter des histoires, les spectateurs se transformant parfois en acteurs plus ou moins malgré eux.
Un festival délirant, intéressant et ludique, comme le montre ce long post BD publié par un bloggeur dessinateur à propos de l'édition 2006.

Pour plus d'information, consultez le très beau site www.nombril.com (j'aime tout particulièrement le géant).

Le Nombril du monde
79130 Pougne Hérisson
Tél : +33 (0)5 49 64 19 19
Web : http://www.nombril.com

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(lundi 7 juillet 2008 à 15:09)

J-4 avant départ en vacances. Deux longues semaines seuls au monde, dans un pays ensoleillé, à découvrir une culture et des paysages.
Encore 4 jours à m'impliquer dans des dossiers qui me semblent tout à coup beaucoup moins essentiels. Deux semaines sans voir les gens avec qui je passe la majeure partie de mon temps, mes collègues. Deux semaines sans ordinateur.

Direction le pays des Aigles !

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(dimanche 6 juillet 2008 à 23:07)

L'affiche est bof, la bande annonce pas du tout fidèle au film, le casting pas forcément alléchant pour qui n'est pas fan de Colin Farrell. Et pourtant, le bouche à oreille faisant son chemin, le film se maintien en salles et les spectateurs en sortent avec le sourire. C'est que l'escapade belge de ces deux tueurs à gages, loin d'être une comédie lourdingue ou un film d'action bourrin, est vraiment drôle.

Inattendu, ce film de gangsters est une comédie très réussie, avec des moments de calme et des moments de complet délire. Les acteurs semblent passer un excellent moment, les images de la ville sont très belles, l'histoire tient debout même dans ses moments les plus barrés et les personnages ont de vraies personnalités. Une belle surprise !

What are we fuckin' doin' in fuckin' Bruges ?

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(dimanche 6 juillet 2008 à 12:37)

Un restaurant tout près de Saint Paul, qui me semblait être un bar à vin de bon aloi, et donc parfait pour ce samedi soir. Mais la direction a changé, et si la nouvelle équipe a conservé le nom, l'endroit semble avoir bien évolué.
Nous nous retrouvons donc à quatre autour d'une très belle table ronde, parfaite pour discuter, dans un cadre élégant aux murs crème ornés d'une citation culinaire d'Alexandre Dumas (avec une petite faute...). L'endroit nous paraît presque trop stylé pour la soirée que nous envisagions de passer.

La carte arrive, accompagnée de gougères généreusement servies. A première lecture, les plats d'origine bourguignonne ne sont pas légion, et le choix (tartares, thon rouge, pâtes aux gambas entre autres) sont les plats à la mode dans beaucoup de restaurants de la capitale.
Trois d'entre nous optent pour les œufs en meurette, entrée typique s'il en est et très réussie. Les œufs sont pochés à la perfection, la sauce au vin légère, les lardons bien épais et savoureux. Manque peut être la touche d'ail sur les morceaux de pain grillés, mais rien à redire sinon. Le quatrième convive se délecte d'un pressé de chèvre frais aux tomates émondées, sauce au pesto, classique et délicieux. S'ensuivent pour certains un suprême de pintade à la moutarde violette, ou encore un bar grillé avec sa purée maison, et enfin une assiette de deux tartares, thon et saumon, très bien servis et parfaitement assaisonnés.
Nous sautons l'étape fromages, dont on dit pourtant qu'ils sont affinés à souhait, pour finir sur une note sucrée. Là aussi de grands classiques. Le plus gourmand d'entre nous se régale d'un moelleux au chocolat dégoulinant, entouré d'une généreuse crème au caramel au beurre salé, un véritable péché. Les trois plus raisonnables se contentent de sorbets de la maison Berthillon (le cacao est divin).

La carte des vins affiche des références pouvant monter jusqu'à 150 euros la bouteille, mais en entrée de gamme se placent des bouteilles aux tarifs accessibles et servies à température adéquate. Ainsi pour débuter avons-nous savouré une bouteille de Bourgogne blanc sortant de cave, juste fraîche. Pour suivre, un Givry savoureux, accompagnant sans souci la diversité de notre repas.

Le service est parfait, avec un patron prévenant ayant l'œil aux aguets, et un service plus jeune, moins aguerri mais souriant et qui ne traîne pas. Mention spéciale pour ne pas rechigner à servir de l'eau en carafe, par ce temps chaud. La grande terrasse est tentante, mais assez bruyante car la rue est très fréquentée. Préférez pour plus de tranquillité la grande salle avec ses lumières tamisées, qui permet en outre de voir les cuistots à l'œuvre, dans une cuisine étonnement petite pour le nombre de tables servies.

Les prix ne sont pas donnés. Il faut compter entre 8 et 14 euros pour les entrées, 16 et 25 euros pour les plats, et 9 à 12 euros pour les desserts, sans aucune formule proposée en soirée. Mais la qualité de la cuisine, le professionnalisme de l'accueil et le décor paisible et soigné assurent une excellente soirée, et ne font pas regretter la dépense.

Le Bourguignon du Marais
52, rue François Miron
75004 Paris
Tel : 01 48 87 15 40
Réservation conseillée

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(jeudi 3 juillet 2008 à 10:48)

Les soldes ayant débutées depuis un petit moment maintenant (nous en sommes déjà à la seconde démarque) et travaillant dans un quartier très commerçant, il m'a été difficile de n'entrer dans aucun magasin. Si ce n'est pas très raisonnable à une semaine d'un départ en vacances, cela m'a permis de découvrir la marque bis de Cotélac, Acoté. Je ne connaissais absolument pas, et c'est dommage.
Cette boutique propose de beaux basiques, une qualité de tissus qui semble bien meilleure que chez Zadig et Voltaire and co, avec des prix un peu moindre également (et très intéressants en période de soldes). De petits hauts dans de jolis imprimés, des robes légères idéales pour nous transformer en fraîches jeunes femmes évoluant dans l'air chaud de l'été, des jupes et jupons estivaux.
Voilà une adresse qui va devenir un de mes basiques.

Acoté : deux boutiques à Paris, une dans le 6è arrondissement, l'autre rue des rosiers dans le Marais, et plusieurs en province.

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