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Police de quartier n'est pas police de proximité, c'est toute la subtilité.
(mardi 15 janvier 2008 à 11:59)
Petit billet rapide en passant sur la politique du gouvernement, parce que c'est bien gentil de se focaliser sur la vie privée de l'omniprésident*, mais on en oublie l'essentiel, vous ne croyez pas ? Hier donc, Michèle Alliot-Marie a annoncé la création d'une police de quartier pour les banlieues, avec en test de ce plan d'action 3 communes de Seine Saint Denis : Saint-Denis, la Courneuve et Clichy-Montfermeil
Selon la ministre, ce plan prévoit la disposition d'équipes localisées sur un secteur, formées à l'activité en milieu difficile, assurant une présence permanente, active, visible et dissuasive et qui devra identifer et interpeller les délinquants. Le but avoué est de "créer un véritable pacte de confiance entre la police et la population" . Ces unités seront baptisées "unités territoriales de quartiers". Une bonne idée donc, mais qui avait été mise en place dès 1997 sous la dénomination de police de proximité, et qui a été supprimée de fait par un certain Nicolas Sarkozy lors de son arrivée place Bauveau en 2002-2003. Pour une chronologie détaillée des évolutions en matière de sécurité intérieure, c'est ici. On peut notamment relever que le 3 février 2003 Nicolas Sarkozy, à l'époque ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales, estimait que la police de proximité est inutile si elle privilégie la prévention au détriment du travail d’investigation ou d’interpellation. Mieux vaut punir que prévenir donc. Mais tout cela n'est pas important, est-ce que quelqu'un peut me certifier que Monsieur Sarkozy est bien marié et futur papa ? *la paternité de cette expression revient à monsieur Maester (je l'ai en tout cas "piquée" sur son très bon blog dessiné : Les aventures de Maester sur le net). Trackbacks Aucun trackback. Les trackbacks pour ce billet sont fermés. Réactions Aucune réaction pour le moment. Vous aussi, réagissez ! |