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(vendredi 23 novembre 2007 à 23:49)

Plus fort que les Daft Punk, l'artiste bulgare ARM nous livre les Daft Bodies ! Performance très parodique sur l'un des morceaux star des Daft Punk, une vidéo à voir de toute urgence...

Daft Bodies - Harder, Better, Faster, Stronger

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(vendredi 23 novembre 2007 à 10:22)

Lundi soir, Bastille, devant le MK2, sous une petite pluie et un vent froid. Que voir au cinéma ?
Abordés par un charmant monsieur qui vend le guide des restos pas chers, nous parlons un instant des films à l'affiche et, au vu des horaires et du fait que nous avons déjà vu les Promesses de l'ombre (nos avis divergent à ce sujet avec le monsieur, qui l'a déjà vu deux fois), nous optons pour Faut que ça danse. Il faut dire que l'opinion du monsieur sur L'Heure zéro nous a fait reculer (Agatha Christie c'est déjà lent, mais alors avec ce réalisateur, ça se traîne...).

Faut que ça danse est un film de Noémie Lvovsky, dont j'avais beaucoup apprécié Les Sentiments avec le bougon de service, Jean-Pierre Bacri, et la jolie Isabelle Carré. C'est donc assez sereine et curieuse que j'aborde la séance.
Nous avons passé un excellent moment, tellement ce film déborde d'énergie et provoque des rires bien agréables. Les acteurs sont excellents. Jean-Pierre Marielle bien sûr, mais aussi Valéria Bruni-Tedeschi, dont j'apprécie beaucoup le ton posé et décalé. Les situations sont loufoques sans être lourdingues, et des personnages attachants provoquent la sympathie.
A noter également une scène d'accouchement d'anthologie, qui en fera hésiter beaucoup...

Comme le disait le monsieur, ne pas voir ce film ne vous fera pas défaut, mais le voir vous fera passer un très bon moment, et ça, c'est déjà beaucoup.
Un film qui nous a accompagnés et réchauffés tout le long du chemin jusque chez nous ensuite, à pied, grèves obligent.

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(jeudi 22 novembre 2007 à 18:20)

Je ne regarde pas du tout la télévision, et pourtant je suis tenu de payer la redevance audiovisuelle (116 € en 2007) car je suis équipé d'un téléviseur, lequel me sert uniquement à visionner des DVD et des DIVX. En effet, la législation est claire : "La redevance s'applique aux téléviseurs et aux dispositifs de réception assimilés (par exemple : les magnétoscopes ou vidéo-projecteurs équipés d'un tuner)".

Je trouve ça un peu injuste mais, en tant qu'auditeur régulier de France Info et de FIP, je rechigne un peu moins à m'acquitter de cet impôt en voyant qu'il finance non seulement les organismes publics de télévision (France Télévisions, Arte-France) mais aussi les organismes publics de radiodiffusion (Radio France, RFO, RFI).

Quoi qu'il en soit, cette loi, qui n'a jamais été adaptée aux évolutions technologiques, est de plus en plus injuste. Nous ne sommes plus dans les années 1950. Aujourd'hui, ce n'est pas parce que nous avons un téléviseur à la maison que nous regardons nécessairement les chaînes publiques.

Une première amélioration consisterait à étendre le champ d'application de la redevance aux dispositifs de réception radiophonique et aux boitiers ADSL. Mais si on devait réformer cet impôt en profondeur, il faudrait soit le supprimer purement et simplement au motif qu'il est impossible de déterminer et d'imposer uniquement ceux qui regardent les chaînes de télévision publiques ou écoutent les radios publiques. Soit l'imposer à tous les foyers qu'ils soient ou non équipés d'appareils de réception. Dans ce dernier cas, la réforme devrait, bien entendu, s'accompagner d'une forte baisse du montant de la redevance.

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(dimanche 18 novembre 2007 à 19:03)

Un film de Cronenberg est toujours plein de promesses, et qu'elles soient de l'ombre ne les rend que plus attirantes encore.
Mais ce film, le plus grand public de la carrière de David Cronenberg avec A History of Violence, laisse un goût d'inachevé et d'insatisfaction.

Le point de départ déjà, grosse ficelle un peu énervante d'une sage-femme qui se jette d'elle-même dans la gueule du loup. Et cela ne s'arrange pas au long du film, les twists du scénario étant malheureusement très prévisibles. Et rien n'est plus énervant que de deviner cinq minutes à l'avance la suite d'une histoire qui se veut tortueuse.

Si le scénario est assez banal, l'interprétation en revanche sauve largement la mise.
Viggo Mortensen tout d'abord, magnétique et glacial, laisse deviner des fêlures et une force brutale. Manipulateur, fier, on veut bien le croire capable de tout.
On ne croit par contre pas une seconde à son sentimentalisme à l'égard de la jolie Naomi Watts, dont on se demande bien ce quelle fait là tellement elle semble à côté de la plaque (cette fille ne conduit pas de moto dans la vie, c'est impossible. Par contre elle porte très bien le jean).
Autre bonne surprise, Vincent Cassel qui, dans un rôle proche de Dobermann en caïd sur le fil du rasoir, arrive à surprendre et à faire croire à son personnage d'héritier homosexuel refoulé.
Le reste du casting se défend bien, accent russe à l'appui de leur crédibilité.

Les scènes de violence, nombreuses, sont assez difficiles à regarder. D'après Cronenberg, il s'agit surtout d'éviter de glorifier la violence en la stylisant, mais au contraire en montrant ce qu'elle a de sale et d'abject. L'idée est bonne. Mais deux égorgements en gros plans, cela semble suffisant. On a donc droit à toutes les scènes saignantes en plein cadre. Sauf une... ce qui amène d'ailleurs une faiblesse scénaristique (quand je vous disais qu'on devinait la suite à l'avance).

Les extraits tirés du journal de la jeune prostituée russé morte en couches, qui rythment le récit, sont durs et révoltants. Vrai certainement, à de nombreux égards.
En tout cas, après les parrains italiens, il semble que la mafia russe et son floklore soient la nouvelle ressource des scénaristes de films noirs en mal d'inspiration.

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