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Marie-Antoinette, indigestion de crème pâtissière
(lundi 18 juin 2007 à 16:28)
Choux à la crème, tartelettes au sucre, fruits confits, bonbons, chocolats et macarons... Le film est sponsorisé par Ladurée, et cela se voit. Débauche de sucreries, d'ors et de rose. Un rose omniprésent et qui, de pair avec les sucreries sus-citées, provoque un haut-le-coeur. Bande-son telle qu'on l'attend chez Sofia Coppola, aérienne, pas très enthousiasmante, le décalage avec l'image n'ayant rien de révolutionnaire. Kirsten Dunst est belle, très belle. Un bijou de porcelaine délicatement rosé reposant dans un écrin d'or et de taffetas, magnifiquement mise en valeur par une cinéaste qui l'aime visiblement. Le grain et l'image sont magnifiques, les couleurs ressortent parfaitement et on a parfois l'impression d'un petit paradis doré (d'ailleurs il fait toujours beau à Versailles, c'est surprenant). Mais de toutes ces belles choses se dégage une impression de lenteur et d'ennui. Un ennui prégnant. Un ennui qu'on imagine certes être celui qu'a pu subir la jeune Marie-Antoinette à son arrivée dans la cour corrompue de Versailles. Mais un ennui qui transpire jusqu'au spectateur... Et malgré les pressions politiques qui pèsent sur la jeune femme, cela ne nous la rend pas plus sympathique. Si l'on compatit à son malheur de la voir délaissée par son mari le dauphin, alors qu'elle arrive fraîche et joyeuse dans un monde qui pourrit sur pied, son attitude et ses lubies la rendent assez rapidement insupportable. Comme caprice de petite fille riche, le film en lui-même illustre superbement son sujet. Qu'on lui coupe la tête ! Trackbacks Aucun trackback. Les trackbacks pour ce billet sont fermés. Réactions Aucune réaction pour le moment. Vous aussi, réagissez ! |