Nicolas Sarkozy : sa France d'après ! (dessin)
Société - vendredi 4 mai 2007

Le Diable a deux cornes : l'Orgueil et le Mensonge.
Lanza del Vasto

Le Diable a deux cornes : l'Orgueil et le Mensonge.
Lanza del Vasto
Le temps de parole de chaque candidat a bien été respecté, au cours du débat opposant Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy . Et bien que la candidate socialiste ait gardé la parole quelque 3 minutes de plus que son rival, c'est le candidat de l'UMP qui s'est le plus exprimé. En effet, selon notre service Conterlesmots.com, Ségo a prononcé 11 277 mots ce soir-là, et Sarko, 11 382.
Mais de quoi ont-ils le plus parlé au juste ? Ségolène Royal s'est longuement exprimé sur les thèmes favoris de la droite, boudés ce soir-là par son concurrent. Son discours abonde, en effet, des termes "entreprise(,s)" (prononcé 42 fois contre 16 chez Sarko), "économ(ies,ie,istes,ique,iques,e)" (23 fois contre 11) et "fiscal(,e,es,x,ité)" (15 fois contre 7).
Au cours du débat les opposant, les deux candidats à l'élection présidentielle ont longuement discuté du nucléaire, sans donner les moyens au grand public de comprendre les tenants et les aboutissants du sujet. Pour y remédier, voici quelques éléments qui vous permettront de mieux cerner le problème.
Faut-il construire de nouvelles centrales nucléaires ? Ou bien fait-il maintenir en état de marche les centrales actuelles, comme c'est préconisé, tout en s'attachant à mettre au point une technologie qui permettrait de "brûler" les déchets actuellement stockés, lesquels sont toujours radioactifs et utilisables après adaptation ?
Il est 23 h 37, mercredi soir. Un débat s'est engagé depuis une heure entre libénautes pour savoir si Ségolène Royal a eu raison ou tort de reprendre Nicolas Sarkozy qui, à propos du réacteur nucléaire EPR, parlait de quatrième génération. Sam écrit aux libénautes : « C'est minable comme l'article de l'encyclopédie Wikipédia a été modifié ce soir !!! Regardez le nombre de modifications et les horaires : visiblement, les partisans de Sarkozy ont voulu donner raison à leur candidat. C'est bien de génération 3 ! » Retour en arrière.
"Ségolène Royal a esquissé un 'désir' de changement, tracé une perspective. (...) Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté." Voilà comment le directeur de la publication du journal Le Monde conclut son éditorial du jeudi 3 mai.