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Journée internationale de la liberté de la presse : la France au 35ème rang mondial
(jeudi 3 mai 2007 à 15:12)

Nous célébrons aujourd'hui la 17ème journée internationale de la liberté de la presse. Bien sûr, cet événement doit servir, avant tout, à dénoncer et faire reculer les menaces qui pèsent sur les journalistes sur la scène internationale. Depuis le 1er janvier 2007, treize reporters et quatre collaborateurs des médias on perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Et au 20 mars 2007, 141 professionnels des médias sont toujours emprisonnés pour avoir simplement voulu informer le public.

Mais cette journée est aussi l'occasion de rappeler que la liberté de la presse recule fortement en France. Au plan de la liberté de la presse, notre beau pays est passé du 11ème au 35ème rang mondial entre 2002 et 2006. La pression des pouvoirs politiques sur nos journalistes s'est notamment accrue. Fin janvier dernier, un journaliste du Figaro confessait ainsi, au quotidien suisse Le Matin, avoir reçu des menaces car il n'était pas assez "conciliant avec le candidat de l'UMP" (lire l'article du 07/02/2007).

Autre exemple : en juin 2005, Alain Genestar, alors directeur de la publication de Paris Match, "démissionne" après la publication d'une photo montrant Cécilia Sarkozy en compagnie de son nouvel amant. Un an et demi plus tard, la nouvelle direction de l'hebdomadaire est bien plus docile avec le candidat à l'élection présidentielle. Elle va même jusqu'à lui consacrer huit pages et une couverture élogieuses : "Nicolas Sarkozy - Un destin en marche".

Les journalistes français subissent également une forte pression des pouvoirs économiques, aujourd'hui proches des pouvoirs politiques. Martin Bouygues, un grand ami de Nicolas Sarkozy, contrôle la chaîne de télévision la plus regardée aujourd'hui en France. Arnaud Lagardère, un autre ami proche du candidat de l'UMP, a la main sur de nombreux titres de presse (Elle, Paris Match, Le Journal du Dimanche, Télé 7 jours...)...

Les groupes industriels ont, par ailleurs, profité de la crise que traverse la presse écrite pour prendre le contrôle des grands journaux. Comment expliquer qu'ils investissent des dizaines de millions d'euros dans des entreprises qui ne leur rapporteront jamais d'argent, si ce n'est pour avoir la main sur les lignes éditoriales ? Comment le débat démocratique peut-il avoir lieu dans ces conditions ?

Ci-dessous, une pub choc de Reporters sans frontières :


RSF : La pub coup-de-poing !
envoyé par chris38

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1. LADAYCIA_Samia (le 14/05/2007 à 01:23) :

La profession de journalisme devient encore plus dangereuse aujourd'hui.

Trop de guerres, de totalitarisme, d'attentats etc..

D'autres privations par les pouvoirs rend le métier difficile et moins crédible au regard du téléspectateur.

Pourtant notre avenir en dépend.

En françe il y a du soucis à se faire aujourd'hui!!!

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