Jacques Chirac condamne indirectement la politique de Nicolas Sarkozy
Société - lundi 12 mars 2007
Au cours de l'allocution qu'il a donné, hier soir, pour annoncer son départ à la retraite, Jacques Chirac n'a affiché aucun soutien au président de l'UMP. Au contraire, le chef de l'État a critiqué indirectement l'ultra libéralisme de Nicolas Sarkozy, sa dure politique d'immigration, et sa fâcheuse tendance à vouloir récupérer les électeurs du Front National.
Le Président de la République a, en effet, jugé "immoral et dangereux de laisser, sous l’effet d’un libéralisme sans frein, se creuser le fossé entre une partie du monde de plus en plus riche et des milliards d’hommes, de femmes et d’enfants abandonnés à la misère et au désespoir". Il a également demandé aux Français de ne jamais "composer avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre", ce "poison" qui "divise (…) pervertit (...) détruit".
Jacques Chirac a, par ailleurs, insisté sur "la révolution écologique qui s'engage". "Si nous ne parvenons pas à concilier les besoins de croissance de l'humanité et la souffrance d'une planète à bout de souffle, nous courons à la catastrophe", a-t-il prévenu.


