L'UMP s'acharne injustement sur le coût des cent propositions de Ségolène Royal
Société - lundi 12 février 2007
Thierry Breton, Jean-François Copé, Jean-Marie Cavada, Dominique de Villepin... On ne compte plus à droite les hommes politiques qui, dès dimanche, ont attaqué Ségolène Royal sur les coûts des réformes qu'elle propose. Tous avancent les mêmes arguments, si bien que leur offensive est sans aucun doute calculée et organisée.
Moins bien préparés, les socialistes étaient beaucoup moins nombreux à riposter. Julien Dray a réagi en indiquant que selon ses propres estimations, les mesures avancées par Nicolas Sarkozy "se situent autour d'une centaine de milliards d'euros".
Jean-Pierre Chevènement s'est également exprimé. Si la candidate socialiste "propose des mesures qui coûtent de l'argent, Nicolas Sarkozy en propose tout autant et qui coûtent tout autant", a-t-il déclaré lundi sur Europe 1. "Simplement, Nicolas Sarkozy, en plus, prétend réduire de quatre points, c'est-à-dire de 70 milliards d'euros, le niveau des prélèvements obligatoires", a-t-il ajouté.
Les cent propositions de Ségolène Royal seront prochainement chiffrées, avant que soit élaboré un plan de financement. Elles seront notamment financées par la réforme de l'Etat et de son organisation qui, selon Julien Dray, offre "des marges de manoeuvre considérables".
Que retiendront les médias de cette bataille ? La charge UMPiste ? La contre-attaque socialiste ? Ou un peu des deux, comme ils devraient le faire ?
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