Cinéma : Babel, beau film bancal
Salles obscures - mardi 5 décembre 2006

 Bable de Alejandro Gonzales Inarritu On a crié au génie, et certainement pas à tort. Mais les audaces et l'inspiration semblent parfois s'émousser au contact des studios hollywoodiens, à moins que la répétition d'un concept cesse de créer la surprise.

Si la réalisation est très maîtrisée et les acteurs justes et bien dirigés, l'accumulation de malheurs en chaîne devient vite factice et ne parvient pas toujours à nous toucher. Et si les parties marocaine, américaine et mexicaine s’entrelacent logiquement, la partition japonaise, par ailleurs très réussie en elle-même, laisse un goût amer de décalé.

La morale de l'histoire (alliée à des réflexions sur l'obsession américaine du terrorisme et le pouvoir pervers des médias) : mieux vaut être un riche touriste américain qu'un pauvre mexicain ou marocain. Certes. Mais 2h15 pour souligner cette vérité ?

Reste le souvenir d'Amours chiennes, film chorale coup de poing ayant révélé le jeune cinéaste, beaucoup plus fort et prenant, ou encore 21 grammes. Changer de concept sera peut-être la clef du renouvellement d'Alejandro González Inárritu.

Violette

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un commentaire

1. Olivier (le 05/12/2006 à 17:48) :

lol ! J'ai beaucoup aimé ta critique !!! Très drôle !
Elle m'a donné une excuse pour ne pas aller voir ce film dont je pressentais qu'il allais encore me désespérer de la vie !!!

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